mercredi 8 novembre 2017

Protéger le Patrimoine Culturel, l'objectif de l'UNESCO

La Cour pénale internationale et l'UNESCO renforcent leur coopération en matière de protection du patrimoine culturel
Destruction massive des sites culturels et historiques dans le monde
Film réalisé par Tim Slade



Reconnaissant l'importance de la protection du patrimoine culturel contre les attaques en période de conflit, Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, et Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la « Cour »), ont signé aujourd'hui une lettre d'intention par laquelle l'UNESCO et le Bureau du Procureur de la CPI officialiseront et renforceront leur collaboration, conformément à leurs mandats respectifs.
La signature de la lettre d'intention a eu lieu en marge d'un panel international de haut niveau intitulé « Répondre au nettoyage culturel, prévenir l'extrémisme violent », organisé au siège de l'UNESCO, auquel ont participé Irina Bokova et Fatou Bensouda.
« La destruction délibérée du patrimoine culturel affecte non seulement l'identité historique des peuples, mais alimente la violence sectaire et entrave le redressement après le conflit et la consolidation de la paix. L'UNESCO et la CPI doivent renforcer leur coopération pour la protection des biens culturels dans les conflits armés, car il s'agit d'un impératif humanitaire et de sécurité », a déclaré Irina Bokova.
Rappelant le travail important et crucial de l’UNESCO, le Procureur Bensouda a souligné qu'il était possible d'aller plus loin, en ajoutant « qu'une stratégie efficace pour s'attaquer à la destruction du patrimoine culturel nécessite une approche multidimensionnelle et collaborative. L'UNESCO est un partenaire naturel de mon Bureau et, plus généralement, de la CPI, pour faire face au fléau des attaques contre le patrimoine culturel dans le cadre du Statut de Rome. Cette lettre d'intention est une reconnaissance de cette relation importante et ouvre la voie à une coopération continue ». 
Elle a ajouté: « Le patrimoine culturel est l'incarnation de la continuité de l'histoire humaine, une célébration de notre communauté et de la richesse de notre diversité. Nous avons tous le devoir de protéger le patrimoine culturel.  En étroite collaboration avec l'UNESCO, nous espérons faire la différence. »
La récente décision historique de la CPI(link is external) dans le cas de la destruction de sanctuaires et de mausolées à Tombouctou (Mali), la première du genre devant la Cour, a clairement indiqué que le ciblage intentionnel du patrimoine culturel est un crime grave qui cause de grandes souffrances à ceux qui sont immédiatement touchés et au-delà, et ne devrait pas rester impuni. En outre, dans son ordonnance de réparation(link is external), la Cour a établi que les victimes de tels crimes avaient droit à une indemnisation et a fixé les principes applicables en la matière.
La nécessité de poursuivre les responsables de crimes de guerre contre le patrimoine culturel a été reprise dans la Résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies(link is external), adoptée en mars 2017, la toute première condamnation de la destruction illégale du patrimoine culturel.
Ces développements sans précédent ont conduit au cours des dernières années à de fréquents échanges et collaborations entre l'UNESCO et le Bureau du Procureur de la CPI, dans le cadre de leurs mandats respectifs.
Les attaques contre la culture étant plus fréquentes, le besoin d'un cadre de coopération plus fort et plus articulé est devenu évident. Outre l'expertise fournie par l'UNESCO dans le cadre de l'affaire Al Mahdi, la coopération s'est également déroulée au niveau non opérationnel.    Elle s’est notamment manifestée par la nouvelle initiative du Bureau du Procureur de la CPI sur le patrimoine culturel, dont la finalisation et l’adoption sont prévues en 2018. La lettre d'intention signée aujourd'hui s'appuie sur ces efforts, solidifiant davantage la relation existante, en vue d'établir un accord de coopération global dans un proche avenir.
Tout récemment, nous avons assisté à la projection d’un film documentaire du réalisateur Tim Slade



George Papagiannis (UNESCO) à gauche, Tim Slade
 le réalisateur du documentaire sur la destruction des sites historiques et culturels, Lazare Eloundou(Patrimoine mondiale UNESCO)


 plusieurs fois primé, qui dévoile la menace mondiale : la destruction massive des monuments historiques dans plusieurs pays : le Mali, l’Iraq, la Syrie et l’implication réelle de l’UNESCO, pour freiner et aboutir à un consensus entre les peuples. L’UNESCO mène une lutte contre la destruction du patrimoine culturel en Iraq, en Syrie et ailleurs, le film soutient que cette destruction n'est pas qu’une conséquence d'un conflit, mais marque plutôt une volonté ciblée et systématique d’effacer les cultures et les identités de peuples La projection a eu lieu en présence du réalisateur : il y a eu quelques échanges après la projection.
Au sujet de la destruction des monuments culturels à Tombouctou, au Mali,(en juin 2012, dix monuments historiques et religieux) l’auteur de cet acte, Ahmed Al Faqi Al Mahdi a plaidé coupable, c’était en 2016, il s’est adressé à tous les Musulmans radicaux , il leur a demandé de cesser ces actes ignobles et injustifiés contre les innocents. En août 2017, l’équipe du « Courrier de l’UNESCO, s’était déplacé pour l’interviewer crime au Tribunal de la Haye (Hollande Méridionale, Pays-Bas). Le 27 septembre 2016 la Court pénale internationale l’a condamné à verser 2.700.000 euros aux victimes comme compensation.

Thérèse Diatta Ngoboh
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lundi 6 novembre 2017

l'Italie offre la réplique de la statut de Lamassu à l'Iraq

Inauguration de la réplique de la statue de Lamassu





Réplique de la statue du Lamassu exposée à l'UNESCO jusqu'au 3 décembre 2017

L'inauguration de la réplique en 3D de la statue du Lamassu qui, autrefois, protégeait le Palais du Nord-Ouest d'Ashurnasirpal sur le site archéologique de Nimroud en Irak, a eu lieu à l’UNESCO l'UNESCO, en présence d'Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, S.Exc. Monsieur Faryad Rawandozi, Ministre irakien de la culture, Francesco Rutelli, President de l'Association 'Incontro di Civiltà' et S.Exc. Madame Vincenza Lomonaco, Ambassadeur et Déléguée permanente de l'Italie auprès de l'UNESCO, et Présidente de la Commission Culture de la 39ème Conférence générale de l'UNESCO.
La reproduction en taille réelle de la statue, réalisée par l'Association 'Incontro di Civiltà', présidée par M. Francesco Rutelli, avec le soutien de la 'Fondation Terzo Pilastro - Italia e Mediterraneo', sera exposée à l'UNESCO jusqu'au 3 décembre 2017, date à laquelle, la statue sera offerte par l'Italie au gouvernement irakien.
Au cours des deux dernières années, le site archéologique de Nimrud, d’antan capitale de l'empire néo-assyrien, a été la cible d’attaques délibérées de groupes armés extrémistes. Ses fresques et ses sculptures de renommée mondiale qui datent d'env. 883-859 B.C., ont été gravement endommagés.
La réplique de la statue de Lamassu est un symbole de récupération et de résilience, et sensibilise à la destruction du patrimoine en Irak et dans les pays voisins. Il vise à nous rappeler l'importance de la sauvegarde du patrimoine pour préserver notre histoire humaine commune et le rôle de la culture dans la réparation du tissu social qui a été effiloché par cette destruction.

Comme l’a déclaré Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO : « Les dommages infligés à Nimroud sont une perte pour l'Irak et pour le monde. La protection et la réhabilitation du patrimoine irakien, à Nimrud et ailleurs, sont essentielles pour la stabilité et la cohésion du pays et la région entière. »
Cette reproduction reste exposée à l'UNESCO jusqu'au 3 décembre 2017. Elle sera ensuite offerte au gouvernement de l'Iraq.



Thérèse Diatta Ngoboh

Prix UNESCO-Japon d’éducation en vue du développement durable

Prix UNESCO-Japon pour le développement durable

Le Prix UNESCO-Japon d'éducation en vue du développement durable (EDD) récompense  la société civile, des institutions et des organisations engagées pour la promotion de l’éducation en vue du développement durable (EDD ).
Le Prix UNESCO-Japon d'EDD, qui est financé par le Gouvernement japonais, consiste en trois prix annuels de 50 000 dollars chacun. Il a été décerné pour la première fois par la Directrice générale de l'UNESCO en novembre 2015.
Les lauréats du Prix reconnaissent le rôle de l’éducation  pour le développement durable sociale, économique, culturelle et environnementale . Le Prix a été créé par le Conseil exécutif de l’UNESCO à sa 195e session dans le cadre du Programme d'action global pour l'EDD, et officiellement annoncé à la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’EDD (10-12 novembre 2014, Aichi-Nagoya, Japon). Le Programme d’action global appelle à élargir l’action en faveur de l’EDD à tous les niveaux afin de réaliser et de mettre en œuvre l’ensemble des Objectifs de développement durable.
Parmi plus de100 candidatures présentées par des gouvernements d’Etats membres de l’UNESCO et par des organisations non gouvernementales en partenariat  avec l’UNESCO, trois pays ont été choisis.
Les lauréats 2017 : l’école primaire Sihlengeni (République du Zimbabwe), l’Association Zikra (Royaume hachémite de Jordanie et le projet Hard Rain (Royaume Uni, et l’Irlande du Nord). Chaque lauréat a reçu 50.000 dollars.
A l’issue  de la cérémonie, la Directrice Générale de l’UNESCO, Irina Bokova et le Ministre de l’éducation du Japon ont remis le prix aux trois Lauréats le 3 novembre 2017 au siège de l’UNESCO, à Paris.
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o    Zikra, travaille comme une entreprise privée dans le village reculé de Ghor Al Mazra’a en Jordanie, en collaboration avec 2 jeunes jeunes entrepreneurs sociaux ; Zikra comporte deux branches : l’organisation locale à but non lucratif, Zikra, initiative créée  en 2007, et son extension, Zikra pour l’apprentissage populaire qui œuvre dans la région arabe. En reliant des communautés reurales et urbaines, Zikra souhaite transformer la culture de consommation prédominante en une culture de productivité.
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o    Le projet Hard rain abordent les enjeux du 21e siècle, dont les changements climatiques l’éradication de la pauvreté, et la protection de l’environnement.
o    Le projet hard rain est récompensé pour sa première exposition internationale « Hard Rain » et la deuxième exposition réalisée en collaboration avec l’artiste Bob Dylan, l’exposition est en plein air et est 60 mètres de long illustrée par l’affichage des paroles de la chanson de  Bob Dylan « a hard rain’s A-Gonna fall » avec des photos du monde entier.
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o    L’école primaire Sihlengeni se situe dans le district rural aride d’Umzingwane dans le Matabeleland, une province méridionale de Zimbabwe limitrophe de l’Afrique du Sud. Elle compte 17 enseignants et 738 élèves, dont les parents sont la plupart des agriculteurs aux revenus très faibles. Près d’un cinquième des élèves bénéficie de l’enseignement général dans le cadre d’un programme de développement de la petite enfance, Les matières sont les suivantes : les mathématiques, l’anglais, la langue nationale, de l’art, l’éducation physique, la technologie, la communication et l’agriculture.
o    L’école Sihlengeni est récompensée pour son programme : permaculture.
La permaculture : agriculture permanente est la conception  pour la gestion de systèmes agricoles traditionnels en vue de préserver la nature, la terre pour la rendre plus fertile en préservant de l’eau.  Cette méthode s'inspire du système de l'écologie.

Thérèse Diatta Ngoboh




vendredi 3 novembre 2017

Robert Alagjozovski Ministre de la culture de la République de la Macédoine à la 39e Conférence Générale de l'UNESCO, déclare qu'il est pour le dialogue interculturel entre les peuples

Robert Alajozovski, Ministre de culture République de la Macédoine, Président de la commission nationale de l’UNESCO, chef de la délégation Macédonienne à la 39e session de la Conférence Générale de l’UNESCO


Robert Alagjozovski, Ministre de la Culture République de la Macédoine déclare qu'il est pour la diversité culturelle

 République de la Macédoine (en macédonien : (Македонија et Република Македонија ) est un État d'Europe du Sud situé dans la péninsule des Balkans. Elle faisait partie de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, vis-à-vis de laquelle elle a déclaré son indépendance en 1991. Elle est membre des Nations unies depuis 1993, mais à la suite d'un différend sur son nom avec la Grèce, elle a été admise sous le nom provisoire d'Ancienne république yougoslave de Macédoine ou Ex-république yougoslave de Macédoine, abrégé en ARYM (Поранешна Југословенска Република Македонија).
Sans accès à la mer, elle partage ses frontières avec la Grèce, la Bulgarie, la Serbie, le Kosovo et l’Albanie. Le pays, qui compte deux millions d'habitants, occupe approximativement la moitié nord de la Macédoine géographique, qui s'étend aussi en Bulgarie et en Grèce. Sa capitale et plus grande ville est Skopje, suivie par KoumanovoBitolaPrilep et Tetovo. Le pays est essentiellement montagneux et compte une cinquantaine de lacs.

Un Dinar Macédonien est égal à 0, 016 euros


Robert Alagiozovski, Ministre de la culture de la Macédoine, Président de la Commission Nationale de l’UNESCO, chef de la délégation de la Macédoine à la 39e Conférence Générale de l’UNESCO
Il était à l’UNESCO, le 2 novembre 2017.Voici sa déclaration : Mon Pays, la république de Macédoine, renforce sa coopération avec l’UNESCO en tant que membre. Mon Pays continue sa collaboration avec l’organisation dans le domaine de la culture, éducation, science, communication, information, le programme des jeunes, et la société civile.
Lorsqu’on voit cette personnalité, ce monsieur, porte des Rastas comme le chanteur engagé Jamaïcain  Bob Marley.
Très rapidement, il nous  explique pourquoi il tresse ses cheveux en style « Rastas » :
« Je suis pour le dialogue entre les peuples, et contre toute discrimination raciale ». Et lors  de son intervention à l’UNESCO, il a insisté sur les rapports humains : « les droits de l’homme et l’indépendance des peuples sont impératifs pour une meilleure politique de développement.

Nous devons développer les relations humaines plus sincères et c’est pour cette raison que, pour moi le dialogue interculturel est nécessaire et permettra d’éliminer les stéréotypes et  approfondira l’amitié entre les peuples…. Nous devons créer une nouvelle forme de dialogue dans le monde actuel…


Thérèse Diatta Ngoboh

jeudi 2 novembre 2017

Lech Walesa, figure emblématique Européenne
Lech Walesa ancien Président de la République de Pologne, Prix Nobel de la paix était à la 39e Conférence Générale de l’UNESCO le 1er novembre 2017                                                                                  Né le 29 septembre 1943 à Popowo Pologne, est un syndicaliste et , président de la République de 1990 à 1995. Prix Nobel de la paix, S.E.M Lech Walesa, demeure une personnalité européenne emblématique.


Défenseur des droits de l’homme et de la démocratie, a contribué à la réalisation des objectifs du développement durable en collaboration avec Madame Liv Torres, Directrice exécutive du Centre Nobel de Oslo.
Électricien de formation, il est président-fondateur du mouvement Solidarność cofondé avec Anna Walentynowicz, et devient ainsi une figure emblématique de la Pologne s'affranchissant de l'influence de l'URSS à partir de la fin des années 1970. À ce titre, il est récompensé par le prix Nobel de la paix en 1983.
Engagé en politique, il est élu 6e président de la République polonaise le 22 décembre 1990. Cinq ans plus tard, briguant un second mandat présidentiel, il n'est pas réélu au second tour face à Aleksander Kwaśniewski. Il bénéficie encore aujourd'hui d'une importante aura internationale. Investi président de la République le 22 décembre 1990, il permet la transition vers une véritable démocratie en Pologne. Fervent catholique, il est particulièrement défendu par son compatriote, le pape Jean-Paul II.
  né le 29 septembre 1943 à Popowo Pologne, est un syndicaliste et homme d'État polonais, président de la République de 1990 à 1995. Prix Nobel de la paix, S.E.M Lech Walesa, demeure une personnalité européenne emblématique.
Défenseur des droits de l’homme et de la démocratie, a contribué  à la réalisation des objectifs du développement durable en collaboration avec Madame Liv Torres, Directrice exécutive du Centre Nobel de Oslo.
Son intervention à l’UNESCO  était bref ,  nous retenons ces paroles : « Il est temps de convaincre le monde que le dialogue est possible ».

Lorsque  nous l’avons interrogé sur l’immigration, il adit : Nous n’avons pas été préparés à la venue en masse des immigrés en Europe.
Nous avons été les premiers à ouvrir les frontières à l’inde et à la Chine.
Les pays doivent prendre en charge leurs  populations pour leur éviter les déplacements.
Les Européens doivent aider financièrement les pays africains pour le développement de leurs pays, ce qui va diminuer les déplacements massifs.


Thérèse Diatta Ngoboh

mercredi 1 novembre 2017

Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali rend hommage à Irina Bokova, Directrice Générale de l'UNESCO

A la suite de son intervention Au Forum des dirigeants  à la 39e session de la Conférence générale de l’UNESCO le 31 octobre 2017,
Le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta a rendu hommage à Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO, un hommage avec le défilé de mode du styliste Nigérian Alphadi animé par la musique Mandingue.
Voici  l‘extrait de son discours :
S.EXC. Ibrahim Boubacar Keïta au milieu, Irina Bokova à droite









Le terrorisme est devenu une gangrène planétaire qui appelle à un combat sans relâche. Comme un caméléon, il s’adapte à tous les contextes, utilisant tous les moyens modernes, et frappe d’innocentes personnes en toute lâcheté. Notre réponse ne doit ni attendre, ni être tributaire de calculs politiciens.

A ces actes de désolation, nous devrons être capables de réagir avec vigueur et faire maintenir l’espoir partout dans le cœur des enfants du monde. Nous devrons refuser que la haine ne l’emporte sur l’amour entre les hommes. Nous devrons refuser que les armes ne l’emportent sur la raison et sur les cœurs. Je salue à cet égard les efforts de l’UNESCO pour faire du Forum de Bakou un lieu d’échange stratégique sur les questions d’extrémisme violent. Notre participation à ce rendez-vous important témoigne de l’intérêt du Mali à raffermir sa coopération avec tous les acteurs œuvrant pour le rapprochement des cultures.


Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali aux cotés de son épouse à gauche

Ces actes aussi violents soient-ils, ne doivent aucunement vaincre notre résistance et notre détermination à faire dialoguer nos civilisations et nos cultures. C’est cette preuve que le Mali souhaite administrer en organisant le 1er octobre 2017, ici-même, une table ronde sur le dialogue des cultures. Par la magie du cinéma, deux cultures (occidentale et africaine), représentées par des figures emblématiques comme Jean Rouch et Amadou Hampâté Bâ, nous rappellent la nécessité de promouvoir le dialogue des civilisations pour faire prospérer un monde de paix.

Défilé de mode par Alphadi

Le film que vous êtes invités à visionner en levée de rideau, tourné en 1984, évoque déjà à cette période, des questions qui se posent à nous aujourd’hui avec acuité. Pour nous rappeler que rien ne vaut le dialogue ! Il doit être notre rempart contre l’extrémisme. Il doit être notre source d’énergie.

L’ingénieur français, fasciné par les cultures africaines et converti en un de leurs chantres le plus illustre, rencontre un symbole vivant de ces mêmes cultures en l’occurrence Amadou Hampâté Bah dans sa maison d’Abidjan. De leur dialogue, il ressort que l’homme doit cheminer vers l’homme pour son plein accomplissement. C’est une belle leçon de vie qui vaut notre attention.


Le président de la République du Mali offre un tableau la DG Irina Bokova



Mon pays, empêtré dans une crise multidimensionnelle, retrouve son chemin depuis la signature de l’Accord de paix. Certes, la mise en œuvre dudit Accord, sous la supervision de la médiation internationale, exige d’énormes sacrifices de toutes les parties. Pour sa part, le Gouvernement du Mali ne ménage aucun effort pour mettre pleinement en œuvre l’Accord. Dieu seul sait que nous avons consenti des sacrifices et que des progrès sont remarquables en dépit des défis inhérents à un tel processus.
 
La mise en place du commandement opérationnel du G5 Sahel à Sevaré, au Mali, consacre le démarrage des activités de cette alliance des Etats du Sahel pour mutualiser leurs efforts en vue de vaincre le terrorisme.
Le G5 Sahel complète le dispositif militaro-sécuritaire composé des forces onusiennes (la MINUSMA), des forces Barkhane de la France et des FAMA.


Il me plait de saisir l’opportunité de cette tribune pour vous remercier encore une fois pour la solidarité manifestée à l’endroit du Mali. On se souvient au Mali et ailleurs des effroyables images de destruction des mausolées de Tombouctou et de l’autodafé des anciens manuscrits.

Effondrée par l’horrible spectacle, Madame la Directrice générale, vous avez promis de ne pas croiser les bras. Sous votre impulsion, l’UNESCO a lancé une vaste campagne de reconstruction du patrimoine culturel mondial du Mali. Votre appel au monde, le plan d’action adopté et les différentes initiatives qui l’ont mis en œuvre, ont permis de reconstruire les mausolées de nos saints, que vous avez personnellement inaugurés à Tombouctou en juillet 2015. Je me réjouis du succès de la fin de la 1ère phase du Programme de reconstruction et invite nos partenaires à nous accompagner pour la 2ème phase.

Que la maison de René Caillé, chrétien côtoie les proches avenues de Sankoré et soit un objet d’attraction dans une ville majoritairement musulmane, suffit à mesurer l’esprit de tolérance des populations et la nature de l’islam qu’elles pratiquent.

En détruisant les mausolées de cette ville symbole de l’islam, les terroristes ont voulu provoquer l’indignation ; ils ont voulu tout effacer ; mais oublient-ils que l’histoire ne s’efface pas d’un coup de canon. Tombouctou, ville patrimoine de l’humanité, ne s’effondrera pas sous la première menace. Ceux qui ont décrit Tombouctou, René Caillé, Gordon Laing, Heinrich Barth et Oscar Lenz n’ont nulle part vu des signes d’intolérance dans cette cité. Ils ont admiré la civilité des populations, civilité soutenue par la culture immense d’hommes de lettres et de sciences à Sankoré, une prestigieuse université médiévale.

Dès lors, je me réjouis de l’issue du procès historique d’Al-Faqhi qui présente les germes de l’espoir que ceux qui détruisent répondront de leurs actes devant la justice universelle.  

Les manuscrits que nos sages maîtres ont légués à la postérité, contiennent des connaissances qui nous auraient servi à consolider notre entente et notre vivre-ensemble. J’appelle au soutien de l’UNESCO encore une fois pour faire parler les manuscrits dès lors que les conditions seront créées pour leur exploitation paisible.

La conférence d’Abu Dhabi de décembre 2016 suivie de la conférence du Louvre ouvre de nouvelles perspectives dans la mobilisation des moyens pour la protection de notre patrimoine commun. Je salue la France, les Emirats arabes unis et la Suisse pour leurs efforts dans ce sens.

J’appelle tout aussi au soutien de l’ensemble de la communauté internationale et en priorité aux Etats africains pour une véritable diffusion de l’histoire générale de l’Afrique et la réalisation du 9ème volume. Cet important travail scientifique réalisé, doit servir l’humanité. La signature par les artistes maliens de la Déclaration d’engagement pour la Coalition des artistes pour l’Histoire générale de l’Afrique, prouve si besoin en était, le grand intérêt du Mali pour ce projet majeur.

Notre indignation est grande devant les scènes de destruction de biens appartenant à l’humanité et témoignant de la créativité des civilisations humaines. Tout comme notre indignation est grande, notre colère est ouverte face aux tergiversations de la communauté internationale. Le monde ne peut demeurer à regarder que la folie de quelques nervis effacent des siècles de traces de notre histoire commune.

Madame Bokova,

Au moment où vous terminez votre mandat à la tête de cette vénérable institution, permettez-moi de vous dire l’hommage du Mali et de Tombouctou. Vous n’imaginez pas l’immense bonheur de tout un peuple, qui vous reste reconnaissant, pour tout ce que vous avez pu lui apporter durant ces années.

Par ma voix, le Mali vous dit merci et vous souhaite bonne chance dans la nouvelle vie que vous allez entamer.

Le monde est confronté à l’extrémisme violent et à d’autres défis menaçant même la paix dans le monde, gage de tout développement. Ces défis justifient la nécessité de renforcer le rôle de l’UNESCO et notre collaboration avec elle. Son action dans l’éducation à travers l’Agenda 2030, doit être soutenue pour transformer les hommes en véritables acteurs du monde et de son développement.

Unis, nous saurons faire régner la joie dans le cœur des tous et la paix dans l’esprit de tous. Ainsi nous aurons été dignes de nos illustres devanciers qui en fondant notre belle organisation étaient convaincus que « « les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».


Thérèse Diatta Ngoboh


Olivier Solonandrasana Mahafaly Premier Ministre de Madagascar au Forum des dirigeants à la 39e session de la Conférence Générale de l'UNESCO a déclaré qu'il comptait sur le soutien de l'UNESCO pour les projets de son pays en matière de formation et l'éducation des jeunes

S.Excellence, Olivier Solonandrasana Mahafaly, Premier Ministre de Madagascar avait donné une Conférence de Presse lors du Forum  des dirigeants à la 39e session de la Conférence Générale de l’UNESCO, le 31 octobre 2017, en langue Nationale, le Malagasy, il s’est adressé aux nombreux journalistes Malgaches.

Forum des dirigeants de la 39e Conférence générale de l'UNESCO, Olivier Solonandrasana Mahafaly donne une conférence de presse
Deux journalistes Français l’ont intérrogé sur l’épidémie de la Peste à Madagascar.
Il a immédiatement réagi de manière positive :

S.Exc. Olivier Solonandrasana :

« Madagascar n’est pas le premier pays victime de l’épidémie de la Peste, il y a aussi eu des virus comme Ebola dans d’autres pays, et cela a été éradiqué. C’est pareil pour l’épidémie de la Peste à Madagascar, nous avons de nombreuses organisations et notamment l’OMS (organisation mondiale de la santé) qui nous aide. D’ailleurs l’épidémie s’est estompée depuis plusieurs jours.

Qu’attendez - vous de l’UNESCO et de la nouvelle Directrice Générale de l’UNESCO, Audrey Azouley qui va reprendre ses fonctions à partir du 15 novembre 2017 ?

S.Exc. Olivier Solonandrasana :

Nous sommes en train de créer de nouvelles structures en matière de renforcement de capacité pour la formation et la promotion de l’éducation en faveur des jeunes.
Nous comptons sur le soutien de l’UNESCO, surtout pour tous nos projets concernant nos actions en faveur de la jeunesse malgache.

Bien qu’endémique sur la Grande Île, l’épidémie de peste a pris cette année une ampleur inattendue. D’après les autorités, elle a tué au moins 124 personnes depuis la fin du mois d’août. Le point avec André Spiegel, directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar.
Jeune Afrique avait interrogé  André Spiegel Directeur de l’institut pasteur
André Spiegel : C’est toujours compliqué de se prononcer sur l’Epidémie de Peste à Madagascar. Mais il s’avère que les chiffres sont meilleurs depuis le 20 octobre. On enregistre par exemple moins d’hospitalisations ces derniers jours. Cela n’empêche pas de rester vigilant, car cette épidémie est bien plus importante que les années précédentes. Quelques chiffres : les autorités malgaches parlaient de plus de 1 000 cas cette année ; ils n’étaient « que » 321 en 2015 et 283 en 2016.
Comment s’explique cette hausse par rapport aux années précédentes ?
D’ordinaire, la saison pesteuse sur l’île court d’octobre à avril. Cette année, l’épidémie s’est déclarée plus tôt, avec une première personne décédée le 28 août. Celle-ci est tombée malade à Ankazobe, dans le centre du pays, avant de tenter de rejoindre en taxi brousse Tamatave, sur la côte est de l’île. Mais il est mort en cours de route, aux environs de Moramanga. Entre-temps, il a pu contaminer d’autres personnes, notamment en milieu urbain.
C’est d’ailleurs l’une des particularités de cette épidémie : elle touche principalement les deux grandes villes d’Antananarivo et de Toamasina, où il existe par définition une forte concentration humaine. La capitale Antananarivo compte près de 2 millions d’habitants, ce qui multiplie les possibilités de contamination.
Il existe deux formes de la peste : l’une est bubonique, l’autre est pulmonaire. La première est transmise à l’homme par les piqûres des puces présentes chez les rongeurs, notamment les rats. En termes de symptômes, elle se traduit par de la fièvre et une inflammation des
ganglions, qui peuvent suppurer. Si rien n’est fait, la mort survient en l’espace de quatre à cinq jours, après que l’infection s’est transformée en septicémie.

Contrairement à la forme bubonique, la peste pulmonaire est contagieuse et se transmet directement d’homme à homme par voie aérienne, par les gouttelettes émises lors de la toux, un peu à la manière d’une grippe. Sa létalité est bien plus importante. En règle générale, le patient décède en moins de 24 heures s’il n’est pas traité, après avoir présenté une fièvre élevée, des douleurs thoraciques, et des crachats sanguinolents. Pour cette épidémie, nos données montrent qu’environ 7 cas sur 10 présentent une forme pulmonaire de la peste. C’est bien plus qu’en 2016 (seulement 12 %) ou en 2015 (32 %).  

Thérèse Diatta Ngoboh