mardi 30 septembre 2014

François Hénin, JOVOY Paris



François Hénin, créateur
du concept de la parfumerie Jovoy et propriétaire de la marque éponyme, lance le parfum L’ART DE LA GUERRE

Il raconte son parcours
François Hénin, L'ART DE LA GUERRE

Après une école de commerce classique,
je m’installe de longues années au Vietnam. J’achève mon séjour par une
coopération militaire de 18 mois qui me permet de découvrir les parfums par ce
qu’ils ont de plus noble : les matières premières. Ma mission était d’explorer
le patrimoine olfactif naturel du Vietnam en installant une usine pilote de
distillation à la frontière chinoise. L’objectif final étant de trouver des
« captifs naturels » pour la parfumerie fine. C’est ma rencontre avec
le propriétaire d’Argeville, parfumeur à Mougins, qui me fait entrer
définitivement dans l’univers des parfums. Pendant quatre ans je parcours
l’Asie pour proposer aromes, parfums et matières premières aux  industries locales. Je quitte Argeville pour m’installer à Paris, avec un projet : reprendre une maison de parfums
oubliée, ce sera Jovoy. En 2010 je crée la première parfumerie Jovoy, pour
présenter avec nos codes propres, les beaux parfums de nos amis, très vite
rejoint par d’autres maisons prestigieuses. Le succès rapide de cette première
adresse nous pousse à trouver ce qui devient désormais la grande parfumerie
Jovoy, réelle ambassade des parfums rares à Paris.

A l'occasion de la journée exceptionnelle de découvertes et de rencontres olfactives organisée en collaboration avec le Comité Joséphine  maisons françaises de parfums rares,
chez JOVOY, François Hénin nous a reçus et a parlé de sa nouvelle création : L'ART DE LA GUERRE

Parlez-nous de l’ART DE LA GUERRE Ou l’art d’arriver à ses fins…
…en séduction ?

François Hénin : il est une famille olfactive, si vous préférez un territoire de parfums, qui est traditionnellement emblématique de l’homme, c’est la fougère. Cette même fougère qui éveille en nous, le souvenir de tout premier qui a su nous faire vibrer, parfois en volant le parfum d’un de ses ainés.
Une femme qui s’approprie une fougère porte aussi bien ce souvenir de conquête passée, que la nostalgie du confort blottie dans les bras de son père, ou juste en conscience comme pour défier son entourage d’effluves aguicheurs, un brin provocateur.
Un homme la porte par ce même exercice de mémoire, ici nostalgique, là en conquérant viril, sur   de lui.
Il me fallait un œil frais, visionnaire
L'ART DE LA GUERRE ou l'art d'arriver à ses fins...en séduction
 Et surtout talentueux pour aborder l’épineux sujet de revisiter un univers aussi classique. Ce sera Vanina Muracciole. Le coup de foudre est immédiat. Elle est Corse, facétieuse, pétillante et cependant précise. Elle me dit au premier rendez-vous, une phrase qui me marquera tout en me séduisant, « François, ce parfum est pour moi, je vais vous composer une fougère maquisarde… ». Intrigué, je n’ai pas attendu très longtemps pour voir arriver la première mouture de ce qui deviendra, «  L’art de la guerre  ». Le premier test me fait sourire. Je sais que ce départ, rhubarbe, frais, mordant, est ce qui fallait à ce parfum pour se dénoter de ses neufs autre frères et sœurs. Et puis ce coup de génie de cette note dite « propre » du bel homme qui se rase, se lave, prend soin de lui, se parfume. La fougère tant attendue, qui fume presque par l’immortelle, ce coté  « herbe brulée », le tout boisé et épicé… Je suis alors piégé par une série de voyages et vide les clarines d’essais les unes après les autres. Je sais que d’autres nez travaillent sur ce bouquet, mais ma décision est prise, Vanina a vu juste.

L’ART DE LA GUERRE
  Notes de tête :                              Notes de Cœur                 Notes de fond                                               
Bergamote Calabraise,                    Lavande Maillette            Patchouli Indonésie
Pomme Granny,                              Immortelle Corse              Santal Australie
Rhubarbe                                         Noix de muscade              Cuir
                                                         Feuille de Violette            Mousse de chêne
                                                                                                   Ciste Corse


Quels sont des parfums rares ?

Ce sont des maisons qui sont généralement à taille humaine, un parfumeur ou un entrepreneur, parfois les deux. Elles cultivent une identité individuelle forte, ont un parti pris engagé
sur l’utilisation de matières nobles, naturelles, parfois exclusives. Elles
n’ont pas l’ambition d’une diffusion importante. Elles s’adressent donc à un
public d’amateurs mais également un nombre croissant de déçus des parfums dits « d’égérie »,
sans doute parfois dévoyés par une diffusion trop large.
Une récente sous-famille des parfums rares est en train d’émerger : la haute parfumerie. Ce sont généralement des extraits de parfums, flacons artistiques, petites productions et diffusion
ultra élitiste, les prix sont proportionnels au caractère exclusif des
créations, on y trouve entre autres Clive Christian, Grossmith, Pure distance,
Vero Profumo…
En revanche il est une idée fausse de
croire que les parfums rares sont tous plus onéreux que les parfums du marché.
Notre grande fierté est justement de proposer des parfums rares, à des prix
comparables aux parfums les plus diffusés.


Qu’est-ce qui vous rend différent d’une parfumerie traditionnelle ?
 

Outre l’offre qui se veut originale et
engagée, nous proposons nos parfums à l’opposé de ce qui se pratique
traditionnellement. Dans une parfumerie classique, un parfum sera vaporisé sur
une touche ou mouillette. Ce que vous sentez immédiatement c’est l’alcool (qui
vous « brûle le nez ») et les notes de têtes (qui sont les moins
fidèles dans le temps sur votre peau).
Nous préférons utiliser les capots
imprégnés de parfum de nos flacons bruns qui viennent des anciens orgues à
parfums. Ceux-ci délivrent les notes de cœur et de fond, sans saturer le nez
d’alcool. Cela vous permet de vous faire une idée de la « promesse »
de chaque jus, sans les désagréments de l’alcool.
Les descriptifs olfactifs sont
disponibles à tout moment dans des tablettes ou sur les flacons bruns –
testeurs ce qui laisse tout loisir aux visiteurs de faire leur propre parcours
olfactif.

Parlez-nous de votre espace, Maison JOVOY, Paris

 
Le 4 Rue de Castiglione, a été entièrement
aménagé par Géraldine Prieur, architecte de Rouge Absolu. Nous voulions un
espace aéré, chaleureux, fonctionnel, et cependant très habillé sans pour
autant perdre notre humanité dans un espace considérablement plus grand. Nous
avons donc une signature assez « concept store » avec quelques
touches « vintage » de meubles chinés, des structures métalliques
très parisiennes dans le style Eiffel, de belles matières cuir, bois, parquets…
L’ensemble met en valeur les 175m2 dédiés aux parfums rares, leurs accessoires
et quelques petites merveilles parmi lesquelles la malle à Parfums.

Quelles sont vos nouveautés, vos exclusivités ?

Trois grands axes nouveaux sont mis en valeur au 4 Rue de Castiglione.
Une sélection plus large, souvent exclusive de parfums rares : Clive Christian, Andy Tauer, Heeley parfums, Aedes de Venustas … des parfums jamais vus à Paris.
De nouveaux accessoires, comme les vaporisateurs rechargeables de Sen7. Pour la maison vous retrouverez l’intégralité de l’offre de Cire Trudon, les belles bougies de James Heeley ou d’Elisabeth de
Feydeau, les parfums d’ambiance de Parfums d’Orsay …
Une malle à Parfums développée en
exclusivité avec T.T.Trunks, et qui peut devenir une petite révolution dans la
diffusion en général des parfums rares.
Ces malles seront à la disposition des
Palaces et proposeront avec la complicité des Clefs d’Or qui connaissent leurs hôtes,
une sélection de 16 parfums maximum, soit en « mini bar» dans les suites,
soit comme des « shop in shop ».
En tant qu’Ambassade des parfums rares à Paris nous avons l’ambition de proposer les malles comme des « consulats » dans les plus beaux points de ventes de France, avec
l’accord des Maisons de parfums que nous représentons au 4 rue de Castiglione.

Avez-vous des projets pour l'avenir  de votre « ambassade » et de votre
marque ?

Nous voulons que Jovoy devienne La parfumerie incontournable des amoureux de parfumerie fine à Paris, faire de l’adresse une référence, continuer à découvrir de nouveaux talents, et
organiser des journées rencontres entre les créateurs et les passionnés. Dans
la mesure du possible nous voulons contribuer à dynamiser notre industrie en
multipliant des initiatives comme la malle à parfums.
La marque de parfums et bougies Jovoy, bien évidemment, bénéficie du succès de la boutique mais continue son parcours indépendamment. Jovoy lancera un nouveau parfum en 2012 sur un thème autour du cinéma français des années 60 ;  et quelques nouvelles bougies en fin d’année.


                                                 Jovoy, Parfumeur Parisien
                              depuis 1923

Lundi au Samedi, de 11h à 19h
4, Rue de Castiglione, 75001 Paris
Tel : 01 40 20 06 19



 Thérèse Diatta Ngoboh


jeudi 18 septembre 2014

Route de l'esclave, S.E Jean-Marie Adoua, Ambassadeur Délégué permanent auprès de l'UNESCO nous répond


S.E Jean-Marie Adoua, Ambassadeur Délégué permanent auprès de l'UNESCO nous répond

La route de l’esclave, 1994-2014 avec l’UNESCO, un long chemin parcouru


L’esclavage, déclaré comme crime contre l’humanité à la Conférence mondiale à Durban (Afrique du Sud en 2001) :
« Nous reconnaissons que l’esclavage et la traite des esclaves, en particulier la traite transatlantique, ont été des tragédies effroyables dans l’histoire de l’humanité, en raison non seulement de leur barbarie odieuse, mais encore de leur ampleur, de leur caractère organisé et tout spécialement de la négation de l’essence des victimes ; nous reconnaissons également que l’esclavage et la traite des esclaves constituent un crime contre l’humanité… ».

Certains pays ont déjà créé des lieux de mémoire.


S.E Jean- Marie Adoua Ambassadeur, Délégué permanent de la République du Congo Brazzaville auprès de l'UNESCO répond à nos questions :

Selon vous, faut –il demander réparation contre ce crime odieux ?

"Il y a plusieurs façons de réparer,  on pense au financement, indemniser les victimes. Il peut aussi y avoir la réparation morale, puisqu’il s’agit de l’histoire, elle doit figurer dans les programmes scolaires. Les jeunes et les moins jeunes doivent connaitre ce passé douloureux. Briser le silence sur la traite négrière dans les différentes régions du monde. Éditer des manuels scolaires sur cette tragédie, développer du matériel pédagogique et didactique adaptés".
Que fait le Congo Brazzaville sur la question de la recherche dans le domaine de l’esclavage ?
"Un atelier sous-régional sur la traite négrière et le tourisme de mémoire en partenariat avec l’UNESCO, Bureau Régional, multi- sectoriel pour l’Afrique centrale et le Bureau de Brazzaville  était organisé à Pointe Noire (Congo Brazzaville) du 25 au 27 aout 2014, en présence d’Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO. Plusieurs États de la sous-région ont été représentés à cet atelier, notamment la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Tchad et le Cameroun… Sept thèmes étaient  développés : Enjeux de l’histoire de la traite négrière, le projet de l’UNESCO « la route de l’esclave », les conséquences de la traite négrière, aux Antilles, les Amériques et l’Océan Indien, l’esclavage en Afrique centrale, les sites répertoriés et lieux de la traite négrière, tourisme de mémoire, histoire de l’Afrique et enseignement de l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage : une approche pédagogique.
Suite à l’atelier, les participants à cet atelier ont visité le site culturel, ancien port d’embarquement des esclaves de Loango. Cela leur a permis de constater la situation à laquelle étaient confrontés les esclaves. Les membres de la cour royal ont décidé de participer à la réécriture de l’histoire de Loango, de sauvegarder son patrimoine et promouvoir la mémoire collective de ce site".

l'Angola est également parmi ceux qui ont créé des lieux de mémoire sur la traite négrière. 
Le Musée National de l’esclavage à Luanda en 1997 pour montrer au public l’histoire de l’esclavage en Angola., lieu d’origine de beaucoup de personnes qui montèrent dans les bateaux négriers, en direction de l’Amérique.  On peut apprendre que l’Angola a exporté des milliers de ses ressortissants au brésil, c’est ainsi qu’ils amenèrent au Brésil, la Capoelra, danse de combat. Le musée se trouve dans la maison d’Alvaro de Cavalho Matoso, l’un des plus grands trafiquants d’esclave du dix huitième siècle.




Thérèse Diatta ngoboh

mardi 16 septembre 2014

Remise de Prix UNESCO-Guinée Equatoriale pour la recherche en sciences de la vie s'est déroulée à Malabo, Guinée Equatoriale, 15 septembre 2014



 PRIX INTERNATIONAL
UNESCO- Guinée Equatoriale
POUR LA RECHERCHE EN SCIENCES DE LA VIE
15 septembre 2014
 
S.E. M.Obiang Nguema, Président de la Guinée Equatoriale, des Présidents, mme Irina Bokova au milieu


Ce prix est destiné à récompenser les projets et les activités des chercheurs, des institutions,  ou des organisations non gouvernementales en faveur de la recherche en sciences de la vie contribuant à améliorer la qualité de la vie des êtres humains.
Les objectifs du prix sont en conformité avec  les
 idéaux de l’UNESCO et ont un rapport avec l’un des programme important de l’UNESCO, le secteur de la science qui œuvre pour encourager la recherche scientifique dans le monde et œuvre également pour le développement de réseaux de centres d’excellence en sciences de la vie.

Le Prix est financé par la Guinée Équatoriale
pour la recherche scientifique dans le domaine de la santé
Ce Prix est doté de 3 millions de dollars des États-Unis
.


 Lauréats 2014


M. Hossein Baharvand
Département de biologie du développement, Université des sciences et de la culture, ACECR, Téhéran, Iran.
Malgré les progrès au niveau du traitement tel que les affections cardiaques, le diabète et les pathologies liées à la vieillesse, ces pathologies continuent à faire ravage. Le bien être, la santé de chacun est menacé. Hossein Baharvand, a mis en place une thérapie et des traitements prometteurs pour une approche nouvelle, dont les cellules souches et la médecine régénérative.

M. André Bationo (Burkina Faso)

M. Bationo est un citoyen du Burkina Faso titulaire d’un doctorat et d’une maitrise en Chimie et fertilité des sols à l’Université de Laval (Québec, Canada). Responsable de programme, Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA).


Institut de médecine tropicale Alexander Von Humboldt

Depuis sa création en 1968, l’Institut de médecine tropicale Alexander Von Humboldt s’efforce de promouvoir  l’enseignement et la recherche concernant les maladies tropicales, les plus répandues au Pérou.

Discours

S.E Madame Coloma Edjang Mbegono, Maire de Malabo

Madame Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO
S.E. M. Boni Yayi, Président du Bénin
S.E.M. Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la république Islamique de Mauritanie, Président de l’Union Africaine.

S.E Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale :

«  C’est un honneur pour moi, que  cette remise de Prix se fasse à Malabo Guinée Equatoriale, en présence de nombreuses personnalités.
Denis Sassou Ngueso, Président de la République du Congo Brazzaville, Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin, Manuel Pinto Da Costa, Président de Sao Tomé et Principe, Uhuru Kenyatta, Président de la République du Kenya, Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président de l’Union Africaine, Daniel Ona Ondo, Premier ministre de la république du Gabon :  leur présence est le signe évident, l’importance qu’ils accordent contre les grandes pandémies dans le monde, qu’ils accordent à la science, la technologie au service du développement…
Mon pays soutien l’Unesco pour promouvoir la recherche, en vue de réduire la perte de vie humaine. Le continent africain continue à être menacé par le fléau comme la tuberculose, le VIH SIDA, le paludisme, l’hépatite, et maintenant le Virus Ebola, qui se répand partout.
La Guinée Equatoriale affecte 2 millions de dollar pour l’OMS (l’organisation mondiale de santé), mais je fais appel aux autres pays africains pour apporter leur contribution pour combattre le Virus Ebola qui se propage partout.

Les Nations Unies doivent promouvoir la paix dans le monde. Il faut éviter les conflits et favoriser l’éducation, la culture, la santé pour le développement en Afrique. Pour préserver la santé, l’Afrique a besoin de la paix »

Thérèse Diatta Ngoboh