mardi 18 octobre 2016

Boutros Boutros-Ghali, maître penseur pour l'Afrique, décédé en février 2016, hommage en sa mémoire à l'UNESCO Paris

Hommage rendu à Monsieur Boutros Boutros-Ghali  à l’UNESCO le 17 octobre 2016, ancien secrétaire général des Nations Unies, décédé au Caire en février   2016 à l’âge de 93ans  
 
 
 

Parmi les invités,  sans oublier l’hôte de la maison de l’UNESCO, Madame Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO, la veuve de Monsieur Boutros Boutros-Ghali, S. EXC. Monsieur Ehab Badawy, Ambassadeur plénipotentiaire, Délégué permanent de la République arabe dEgypte auprès de l’UNESCO,  Mohammad Fayak, Président du Conseil National des droits de l’homme, Monsieur Amr Moussa, ancien Secrétaire Général de la ligue arabe, Monsieur Alain Dejammet, ancien Ambassadeur de France et représentant de la France auprès des de l’ONU, Monsieur Lakhdar Brahimi, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU et ancien secrétaire général de la ligue Arabe, madame Lisa Buttenheim, sous-secrétaire générale de l’ONU déléguée pour des missions. 

                                                                                                                                         Le dernier intervenant de la soirée en hommage à Monsieur Boutros Boutros-Ghali : Professeur Ibrahima Fall, Représentant spécial de l’Union Africaine pour la Région des Grands Lacs :  « C’est bien en ces lieux qu’en 1992 le nouveau Secrétaire Général de l’ONU et le Directeur Général de l’institution qui nous avait accueilli, Federico Mayor, avaient solennellement installé la célèbre commission Culture et Développement, scellant ainsi la convergence des mandats des deux organisations où Boutros était le Président du Panel international sur la démocratie et le développement établi par l’UNESCO.

L’intérêt porté par Boutros au continent-berceau de l’humanité, ne relève pas d’une simple curiosité, mais bien dune véritable passion, et l’Afrique a occupé une telle place dans sa pensée et dans son action, tout au long de son itinéraire singulier, qu’il a été surnommé, « Boutros l’Africain » Enseignant chercheur, il a consacré aux questions africaines, un nombre considérable d’ouvrages et d’articles de très grande qualité scientifique. Dans des domaines aussi variés que le droit de l’homme, le panafricanisme, l’OUA, etc., une production scientifique qu’il a entretenue et sans cesse renouvelée et approfondie tout au long de son riche parcours. Devenu ministre d’Etat aux affaires étrangères, Boutros Boutros-Ghali a, pour ainsi dire, été l’artisan de la politique africaine et altermondialistes, ainsi que sa vision prospective d’un nouvel ordre international plus juste et plus équilibré, au service des générations actuelles et futures à travers ses trois Agendas, tout en continuant de placer l’Afrique au cœur de ses priorités ».

 

Tout le long de la soirée l’hommage  était consacré à la vision et à l’action du Dr. Boutros Boutros-Ghali pour la paix et le développement. Lors de la cérémonie, d'éminentes personnalités ont témoigné sur sa vision universelle, sa  pertinence continue de son Agenda pour la paix,  pour la démocratie et le développement, idéaux étroitement liés au mandat de l’UNESCO.
En effet, Boutros Boutros-Ghali était un diplomate accompli qui a dirigé l’Organisation des Nations Unies à une époque marquée par des bouleversements majeurs et des défis sans précédents. Ses Agendas pour la Paix (juin 1992), pour le Développement (mai 1994), et pour la Démocratie (décembre 1996) ont établi des concepts pionniers, dont l’héritage se perpétue encore aujourd’hui. Ainsi, le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en septembre 2015, s’est largement inspiré du travail précurseur du diplomate et grand intellectuel. A travers son engagement indéfectible, Boutros Boutros-Ghali a ouvert la voie à la consolidation de la paix et à l’établissement d’une gouvernance mondiale plus juste.

Le symposium/hommage était organisé par l’UNESCO et la Délégation d’Egypte auprès de l’UNESCO avec le soutien les groupes régionaux de l’UNESCO, notamment le groupe Francophone, le groupe Arabe, Dr Boutros Boutros-Ghali a été Secrétaire général des Nations Unies de 1992 à 1996 et Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie de 1997 à 2002.

Ancien ministre d’Etat pour les Affaires étrangères puis Premier ministre adjoint de l’Egypte entre 1977 et 1991, il est actuellement président du Panel international « Démocratie et Développement » (UNESCO-Paris), Vice-président du Haut Conseil de la Francophonie (Paris) et Président de la Commission nationale des droits de l’homme (Egypte).

Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié Mes années à la maison de verre (1999), Le Chemin de Jérusalem (1997) et Soixante ans de conflit Israélo-arabe (2006).
t le groupe Africain.

 

Diplomate hors pair, de confession chrétienne copte, il avait joué un rôle actif pour les accords de paix entre l'Egypte et Israël. Il est décédé au Caire à l'âge de 93 ans.

Sa mort a été annoncée, mardi 16 février, par l'ambassadeur vénézuélien au Conseil de sécurité. Tout un symbole pour le diplomate qui aura eu des liens privilégiés avec le tiers-monde pendant sa longue carrière. Boutros Boutros-Ghali restera dans l'histoire pour son brillant parcours international, les accords de paix entre Israël et l'Egypte de 1979, à ses postes de secrétaire général de l'ONU en 1992, puis de premier secrétaire général de la Francophonie en 1997. Il était aussi un témoin privilégié d'un demi-siècle d'histoire de l'Egypte et du Moyen-Orient. Il incarnait enfin l'intelligentsia égyptienne du début du XXe siècle: cultivée, à la fois occidentalisée et profondément attachée au nationalisme arabe.

Un fils de l'Egypte cosmopolite

Boutros Boutros-Ghali, dont le patronyme signifie «Pierre» en arabe, descendait d'une influence famille chrétienne copte. Son grand-père, premier chef de gouvernement égyptien copte, fut assassiné en 1910, dans une Egypte alors sous tutelle britannique. Cette identité copte n'est pas anodine: elle renvoie au statut minoritaire de ces chrétiens d'Egypte, évangélisés par saint Marc, demeurés dans leur pays malgré la conquête musulmane. Elle rappelle également que les «coptes», étymologie désignant les Egyptiens des temps pharaoniques, incarnent une passerelle entre la millénaire civilisation du Nil, et l'Egypte actuelle.

Fort de ce lourd héritage, Boutros Boutros-Ghali était un universitaire érudit. Lors de ses études à la Sorbonne, il avait fréquenté les étudiants et intellectuels qui théorisaient le nationalisme arabe. Cette doctrine, anti-colonialiste, mais empruntant à l'Occident la modernité et une approche laïcisante de la politique, allait durablement marquer l'Egypte, avec le régime de Gamal Abdel Nasser, les Palestiniens, avec le Fatah, et la Syrie et l'Irak, avec le parti Baas.

Victoires et défaites d'un diplomate audacieux

Boutros Boutros-Ghali fut nommé ministre d'Etat des Affaires étrangères de l'Egypte, en 1977. Durant ses quatorze ans en poste, il participa à la conclusion des accords de paix égypto-israéliens de Camp David (1978), puis du traité de paix (1979), qui perdure encore aujourd'hui.

Interrogé en août 2015 par le site d'informations Orient XXI, il saluait l'acte «courageux et novateur» de la part du président egyptien de l'époque, Anouar el-Sadate, de se rendre en Israël pour préparer la paix: «Ce voyage a permis à l'Égypte de recouvrir son intégrité territoriale et de sortir d'un état de guerre très coûteux. Seize ans avant les accords d'Oslo, cela a mis en place les éléments politiques et diplomatiques qui ont fait que le monde arabe a peu à peu regardé Israël autrement», estimait-il.

En 1992, Boutros Boutros-Ghali fut nommé secrétaire général des Nations unies. Il se distingua par ses prises de position fortes en faveur des Palestiniens, des pays du tiers-monde et d'une intervention au Rwanda , en 1994. Il s'attira l'hostilité des Américains, et perdit son poste au profit du Ghanéen Kofi Annan, en 1996. Le brillant francophile se réfugia à la tête de la Francophonie, dont il devint le premier secrétaire général, de 1997 à 2002.

Toujours observateur attentif des relations internationales, Boutros Boutros-Ghali estimait, dans un entretien au magazine Jeune Afrique d'octobre 2015, que les Nations unies étaient «en pleine décadence»: «La parité qui existait entre les deux superpuissances américaines et soviétiques conférait aux Nations unies un équilibre, une certaine force. Mais aujourd'hui, les États-Unis sont persuadés d'avoir écrasé la Russie et se comportent comme s'ils étaient seuls, ce qui, on l'a vu au Moyen-Orient, crée des problèmes et affaiblit beaucoup l'organisation», affirmait-il.
 
 
Thérèse Diatta Ngoboh

 

lundi 17 octobre 2016

Premier Prix International UNESCO-GUINEE EQUATORIALE pour la recherche en sciences de la vie


Remise du Prix international UNESCO-Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie(3eme édition) le 10 octobre dernier

Le Prix international UNESCO–Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie a été remis aux trois chercheurs originaires de l’Inde, le Brésil et le Sénégal, le 10 octobre  dernier au Siège de l'UNESCO à Paris.



Pr. Manoel Barral-Netto (Brésil), Directeur de la recherche et Directeur du Centre Pesquisas Gonçalo Moniz et du laboratoire FIOCRUZ (Bahia). Il a consacré une grande partie de sa carrière à l’étude de la leishmaniose et de la malaria et a contribué au développement de la science et la recherche  dans le domaine de la prévention contre des maladies transmissibles et des maladies négligées liées à la pauvreté.                                                                                                                 «  Nous travaillons aussi sur le paludisme ». A –t-il précisé lors de la remise du prix UNESCO-Guinée Equatoriale pour la recherche en science de la vie.

Manoel Barral-Netto est connu  pour sa contribution importante au développement des sciences et pour sa recherche scientifique sur la prévention contre les maladies contagieuses, telles que le paludisme, la Leishmaniose et certaines d’autres maladies négligées qui sévissent dans les milieux pauvres. Il a principalement consacré sa carrière à l’étude des Leishmanioses, des affections causées par des parasites protozoaires, le genre transmis par les piqûres de phlébotomes femelles, infectées.  La Leishmania débilitante aigüe et sévère touche des millions de personnes. Selon l’OMS (organisation mondiale de la santé), la Leishmania affecterait 1,3 million de personnes et en tuerait 20.000 à 30.000 chaque année.

La maladie se manifeste sous trois formes : viscérale, cutanée et muqueuse.

Le professeur Manoel Barral – Netto a remercié l’Unesco et la Guinée Equatoriale,  et son équipe. Il a également les institutions qui l’ont soutenu financièrement et pour avoir su  répondre aux besoins des pays en développement. « Nous avons besoin de l’engagement de tous » a – t –il terminé.

Pr Balram Bhargava (Inde) est  cardiologue  et professeur  de cardiologie au centre hospitalier et l’Institut  de recherche  scientifiques en  cardiologie en Inde. Il est  spécialiste dans l’innovation biomédicale, la santé publique et l’éducation en recherche scientifique. Sa contribution dans le développement d’outils innovants, efficaces et bon marché pour la gestion des maladies cardio-vasculaires a eu un impact social important dans les zones défavorisées ( 35 millions de personnes sur le seuil de pauvreté). Il a remercie la République de  Guinée Equatoriale et l’UNESCO pour l’avoir soutenu et récompensé pour sa recherche scientifique de prévention contre les maladies cardiovasculaires.

La cardiopathie est l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Selon l’OMS, 80% des décès sont liés à la maladie cardiovasculaire, surtout dans les pays à faible revenu. Le rapport mondial de l’OMS a indiqué que le nombre total des décès dus à la maladie cardiovasculaire avait atteint 17,3 millions en 2012, soit 31% du chiffre total des décès dans le monde.
 
 
Professeur Amadou Alpha Sall (Sénégal) reçoit le Prix international UNESCO-GUINEE EQUATORIALE pour la recherche en sciences de la vie 
 

Dr. Amadou Alpha Sall (Sénégal). Il dirige l’institut Pasteur de Dakar, collabore avec l'OMS pour les Arbovirus et les Virus de Fièvres Hémorragiques à Dakar. Il a contribué de manière déterminante au développement et à la dissémination d’outils de diagnostic et de contrôle pour des maladies virales comme Ebola, le chikungunya, la dengue et d'autres maladies vectorielles susceptibles d’avoir un impact mondial.  Lors de la remise du prix UNESCO-GUINEE EQUATORIALE pour la recherche en sciences de la vie, il a évoqué l’importance de promouvoir la science en Afrique et a également remercié son Pays, le Sénégal.

Les arbovirus et les fièvres hémorragiques virales  virales (FHV) sont des zoonoses qui provoquent des épidémies au sein des populations. Les pathogènes les plus courants  sont la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, le  chikungunya, Ebola, la fièvre de Marbourg, la fièvre de Lassa, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo ou la fièvre du Nil occidental.

Ce prix récompense les projets et les activités de personnes, d'institutions, d'autres entités ou d'organisations non gouvernementales dans le domaine de la recherche en sciences de la vie ayant contribué à améliorer la qualité de vie des êtres humains.

Les objectifs du prix sont liés à la fonction centrale de programme de l'UNESCO d'encourager la recherche et la mise en place et le développement de réseaux de centres d'excellence en sciences de la vie.

Les lauréats sont évalués par un jury international qui soumet une recommandation à la Directrice générale de l’UNESCO. Le choix final du ou des lauréats (trois au maximum) appartient à la Directrice générale.


Le Directeur général adjoint de l’UNESCO, M. Getachew Engida, a souligné l’importance de la science pour réaliser pleinement les objectifs du Programme de développement durable à l'horizon 2030. « Nous avons besoin de plus de chercheurs, de plus de recherches innovantes en sciences de la vie, et dans tous les domaines des sciences fondamentales, » dit-il, en insistant qu’il ne s’agit pas seulement de trouver des réponses par la science, mais surtout de poser les bonnes questions. En ce sens, le prix est fidèle aux objectifs de l’UNESCO consistant à encourager la recherche, mobiliser la connaissance scientifique en faveur du développement durable et favoriser le renforcement des capacités dans les domaines de la science et de l’innovation.

En évoquant l’importance de l’engagement scientifique dans un monde qui continue de souffrir de pandémies, M. Angel Masie Mebuy, deuxième vice-Premier ministre de la République de guinée équatoriale, a félicité les lauréats pour leurs travaux essentiels. Les trois chercheurs : le professeur Manoel Barral-Netto, le professeur Balram Bhargava et le docteur Amadou Alpha Sall, il a également transmis le message du président de la République de Guinée Equatoriale, son Excellence Obiang Nguema : « La Guinée Équatoriale maintien son engagement avec les idéaux de l’UNESCO, exprime ses remerciements, sa reconnaissance au prof esseur Bhargava, remercie  le professeur Barral Netto et aussi Amadou Alpha Sall. Remercie l’ UNESCO et l’Union Africaine ».


Les recommandations des lauréats ont été formulées par un jury international composé de scientifiques indépendants experts dans les sciences de la vie parmi lesquels :

·         Pr. Wagida Anwar, Directrice du Centre de biologie moléculaire, de biotechnologie et de génomique de l’Université Ain Shams, au Caire (Egypte) ;

·         Pr. Indrani Karunasagar, Directrice du Centre UNESCO MIRCEN de biotechnologie marine, Mangalore (Inde) ;

·         Dr. Constantinos Phanis, spécialiste des sciences biologiques et environnementales au ministère de l’Education et de la culture de Chypre ;

·         Pr. Vincent Titanji, Vice-recteur et Directeur de la Christian University du Cameroun, Professeur de biologie à l’Académie mondiale pour l’avancement de la science dans les pays en développement (TWAS) et Vice-Président de l’Académie africaine des sciences pour la région de l’Afrique centrale;

·         Pr. Pathmanathan Umaharan, Directeur du Centre de recherches Cocoa à l’Université des Indes occidentales de Trinidad.

 
Spectacle offert par la Guinée Equatoriale à l'occasion de la cérémonie de remise du Prix Internationale pour la recherche en sciences de la vie

 

 
Thérèse Diatta Ngoboh

mardi 22 décembre 2015

Voeux de la Sénatrice Mobina Jaffer représentantante de la Colombie Britannique au Canada

Pour cette année qui se termine, la Sénatrice Mobina Jaffer nommée en 2001 au Canada pour représenter la Colombie britannique, a adressé ses vœux à tous. Vœux publiés par ngobithe



Sénatrice Mobina Jaffer avec les enfants africains




 
Joyeuses fêtes
Le temps des Fêtes approche à grands pas, et j’aimerais prendre un moment pour faire un retour sur l’année écoulée. Bien des choses ont changé à Ottawa. L’arrivée d’un nouveau gouvernement, en particulier, s’accompagne de nouvelles perspectives et de nouveaux défis. 
 
 
 
S.Mobina Jaffer, nous adresse ses voeux
 
 
Profitons des Fêtes pour nous reposer et réfléchir. Pour moi, les Fêtes sont une occasion de montrer ma gratitude envers mes proches et envers les Canadiens, dont j’admire la résilience, et de passer des moments de pur bonheur avec mes petits enfants. 
J’espère que vous prendrez aussi le temps de songer à ce qui a le plus de prix, dans votre vie, et à tout ce qui a fait de vous la personne que vous êtes. 
Je vous souhaite donc un très heureuses  Fêtes, et une bonne année! 
Que la nouvelle année soit remplie de nouvelles opportunités et expériences pour vous et vos êtres chers. Bonne année 2016!
Sincèrement,
signature
L’Honorable Mobina SB Jaffer, Q.C
Sénatrice pour la Colombie-Britannique
 
 
Thérèse Diatta Ngoboh


 

lundi 30 novembre 2015

Le rapport mondial UNESCO-Juventus contre le racisme dans le Football, sorti le 27 novembre 2015


Le premier  rapport  mondial de l'UNESCO-Juventus de Turin contre la discrimination raciale au Football intitulé «  Color ? What Colour » vient de sortir

Rapport sortie le 27 novembre 2015
 

Paris, 27 novembre Madame Irina Bokova, Directrice Générale de L’UNESCO et Monsieur Andrea Agnelli, Président du club de Football, la Juventus de Turin ont présenté le premier rapport contre la discrimination raciale qui relate les mesures prises au niveau international contre la xénophobie envers les joueurs de football. Le rapport est édité par l’UNESCO en Français, anglais, et Italien.

Le Rapport en Français « Couleur ? Quelle couleur ? », Il s’agit des actions menées et des mesures prises pour lutter contre le racisme et la discrimination dans le milieu sportif. Il examine  évalue les comportements donne des exemples de bonnes pratiques.

Dans son avant-propos au Rapport, Irina Bokova affirme que le sport offre une plate-forme unique pour promouvoir les valeurs du dialogue et de la compréhension interculturels et l'égalité des genres, tout en renforçant l'inclusion sociale. La Directrice générale ajoute toutefois que le sport peut aussi être instrumentalisé pour diviser et favoriser la discrimination.

Coordonné par l'UNESCO et réalisé avec le soutien de la Juventus, le Rapport est le résultat de recherches et d'enquêtes impliquant une équipe d’experts internationaux, des chercheurs, ainsi que des entraineurs et représentants de football.

 

Andréa Agnelli, Président de Juventus

 

Participants : Eric Falt, Nada- Al Nashif, Assistant de la Directrice Générale pour les sciences humaines et sociales, Irina Bokova, Andréa Agnelli, Président de Juventus, Albrecht Sonntag, auteur, ESSCA School of Management et David Rank.

 

Mme Irina Bokova  lors de la Conférence de Presse le 27 novembre dernier: «  le Football est un jeu extraordinaire, mais peut aussi parfois diviser. La solidarité au sein de l’équipe, le Fair-play et le respect mutuel entre les membres et envers  les adversaires font partie intégrante des valeurs et des pratiques du Football.  Le Football est plus que le sport, c’est aussi une passion. Le Football fait rêver. Le Football, peut partager les valeurs de l’UNESCO dans le domaine de la science humaine, la tolérance, l’éducation, la culture …En juin 2014, nous avons lancé notre partenariat avec le Juventus de Turin afin d’intégrer les enfants soldats dans le sport.

Ensemble nous avons réinséré les enfants soldats. Juventus  a misé sur sa notoriété pour protéger les enfants soldat du mali. La juventus a financé  le rapport pour alerter le monde et les gouvernements à mieux gérer la discrimination dans le Football, La Directrice générale de l’UNESCO a poursuivi :

« Je remercie Monsieur  Andréa Agnellli, d’avoir  contribué pour la diversité et faire avancer les valeurs de l’UNESCO pour la tolérance.

 

Andréa Agnelli, Président de la Juventus de Turin :

« C’est un honneur pour nous d’être là aujourd’hui,  pour une stratégie contre le racisme. Mon équipe mène une campagne nationale, contre la xénophobie. Nous sommes en partenariat avec L’ UNESCO,  pour renforcer notre action pour une meilleure  intégration sociale au sein de l’équipe du Football. Avec l’UNESCO, nous avons créé la  coupe UNESCO dédiée aux  enfants soldats du Mali.  La coopération  avec  l’ UNESCO, c’est de lutter contre le comportement xénophobe, s’appuyer sur des bases solides comme ,l’ éducation, la science,  la culture, tout ce qui englobe l’esprit de l’UNESCO. Le rapport que nous venons de publier sera transmis à tout le monde ».

 

Albrecht Sonntag, Professeur Ecole de Management ESSCA

Au cours des quinze dernières années, il a publié de nombreux articles scientifiques et chapitres de livres sur le football, ainsi que d'une série de pièces de vulgarisation pour la presse.

 

Il participé dans publication du rapport, en quelques mots il donne son point de vue :

 

 

 

 Albrecht Sonntag :


 


« Quel est le lien entre football et citoyenneté ? Certes, le football est « seulement un jeu... Football offre un espace pour exprimer ces émotions, effets personnels et récits. Et c'est spectaculairement omniprésent sur toute la planète, avec 62 millions de joueurs, des clubs de 224 000, 53 équipes nationales officiellement reconnues et littéralement des centaines de millions de partisans, les spectateurs et les disciples, à qui ce jeu signifie beaucoup. Le Football touche les gens. C'est un champ d'expression de la culture  au quotidien, et contrairement à ces autres formes, il a une véritable dimension européenne et véritablement paneuropéenne de rayonnement au-delà des frontières linguistiques, politiques et sociales. Le football est un producteur remarquablement puissant et fiable de fortes émotions collectives. Grâce à sa conception très simple avec deux équipes emblématiques affrontent, il produit invariablement « communautés imaginées » de « Nous » et « Eux ». Inévitablement, il s'inspire et mise à jour automatique, stéréotypes existants et hétéro-stéréotypes, façonne des modèles de perception et de crée des liens affectifs positifs ou négatifs entre personnes dans le monde. Le Football comme facteur émotionnel,  les perceptions sont  redéfinies non seulement dans l'arène politique, mais aussi à travers les images et représentations qui sont produites et largement diffusés. Des pratiques sociales  ou institutionnelles donnent l’opportunité d'explorer de façon innovante la question fondamentale de la perception et l'acceptation de « The Others » « les autres ». Déjà au sein de l'Europe on peut   approfondir  une analyse  dans un cadre européen et culturel par la communication à savoir, le football européen et son rôle dans la vie au quotidien d'un très grand nombre de citoyens européens ».

 

Nada Al- Nashif, Assistante de la Directrice Générale, sciences sociales et humaines :

« L’UNESCO avec 195 membres a adopté une charte, comment  agir contre le racisme. C’est pourquoi nous avons lancé ce rapport contre le racisme. Il s’agit de renforcer la lutte contre le racisme et la discrimination. De la conférence mondiale de 2001 à la Conférence d’examen de Durban (Afrique du Sud) en 2009 : la Charte des Nations Unies déclare que chacun  a droit au respect

Aux  libertés fondamentales sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de

Religion.

 

Question dans la salle lors de la conférence de presse                                                            

                  

 Va-t-on transmettre ce premier rapport à tous les clubs européens du  Football ?

Monsieur Eric Falt, Sous - Directeur général pour les relations extérieures :

« Nous sommes en train de travailler sur ce sujet ».

 

 

Thérèse Diatta Ngoboh

jeudi 26 novembre 2015

Peuples autochtones face aux changements Climatiques


 


Les peuples autochtones en première ligne face au changement climatique
 
 
 
 
Peuple autochtone menacé par le changement climatique
 
Temps d’incertitude et résilience,  rencontre à L’UNESCO Paris du 26 au 27 novembre 2015

 

Très dépendants des cycles naturels et des évolutions de leur environnement, les peuples autochtones sont  les premiers concernés  par les effets du changement climatique. C’est pour mesurer l’étendue de l’impact du changement climatique sur ces populations et voir comment renforcer leur résilience qu’a lieu à l’UNESCO, du 26 au 27 novembre, une conférence intitulée « Temps d’incertitude et résilience : conférence sur les peuples autochtones face aux changements climatiques ».

 A la veille de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP21), cette conférence est organisée par l’UNESCO avec le concours du Muséum national d’histoire naturelle de France et l’organisation autochtone Tebtebba.          

Qu’ils soient Samis du nord de la Suède et de la Norvège, Berbères du haut-Atlas marocain, issues des villages autochtones d’Alaska ou membres des communautés de Vanuatu dans l’Océanie, les peuples autochtones, qui contribuent peu au changement climatique, en subissent les effets de manière disproportionnée.  L’élévation du niveau de la mer, la fonte des glaciers ou les sécheresses prolongées constituent des défis qui mettent en jeu leur survie mais face auxquels ils sont en train de mettre en œuvre des stratégies d’adaptation.          

La conférence a démarré  par  l’allocution de la Sous - Directrice générale de l’UNESCO pour la science, Flavia Schlegel, suivi de l’un des assistant la ministre française de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal ; le Grand Cacique du Brésil amazonien, Kayapo Raoni ou encore le Vice-ministre de Planification de la Bolivie, Diego Pacheco.  

-Comme invités, nous avons écouté, Nicolas Hulot, Envoyé spécial  pour la Protection de la planète, France 

- Hindou Oumarou (Mbororo), IIPFCC et AFPAT, Tchad

- Diego Pacheco, Vice-ministre de la planification et de coordination, Ministère de la planification et du Développement, Bolivie.    

 

Flavia Schlegel, Sous- Directrice générale de l’UNESCO pour la science

« Cop 21 va changer les esprits » annonce t- elle.

Les autochtones, sont les communautés les plus vulnérables.

Les peuples autochtones, peuvent rappeler que.

Ce ne sont pas des victimes passifs … Je fais appel à la solidarité sociale… Ce peuple dont  la culture est enracinée est le défi majeur de notre temps. Il nous  conduira vers un avenir durable si nous prenons en considération leurs Connaissances dans les sciences.  Tenir compte de leur  savoir.

Le peuple autochtone doit participer davantage à la prise de décision face au changement climatique. La
reconnaissance de leur expérience n’est qu’un pas en avant. Intégrer leur connaissance dans la prise de décision.

Bruno David, Directeur, Musée national d’histoire naturelle de France

C’est de notre responsabilité, ces messages doivent être  transmis jusqu’à la COP 21

Conseiller et assistant de Ségolène  Royal :

« Il y a 100.000 ans est né le 1er homme en Afrique. Nous avons nous aussi été des peuples autochtones.

24000 hectares de forêts  parties de l’Afrique, Amazonie,les écosystèmes, détruits, on surexploite, on pollue. On a beaucoup à apprendre du peuple autochtone. Accueillons le peuple rural, aidons le et travaillons ensemble ».

Cacique Raoni Metuktire (Kayapo) Mato Grosso, Brésil : « Je suis ici pour vous demander de l’aide. Mon peuple a besoin d’aide. Au congrès du Brésil constitution n° 215, OIT convention, signée et ratifiée par le Brésil. Facteur de lutte contre changement climatique,il faut arrêter la production de   soja, la destruction de forêt  tropicale, avec la fabrication d’huile de palme. Notre objectif, c’est lutter pour la protection des terres autochtones, application de la convention de l’ONU, pour la production du bois légal.

« Appel au reboisement

 Replanter pour récupérer ce que l’homme a détruit. Nous sommes les gardiens de la mère nature ».

Victoria Tauli-Corpuz, rapporteur spécial des Nations Unies

 Les communautés rurales, sont vulnérables, ont des problèmes sociaux. Sont en marge.  Les écosystèmes  sont fragiles. Je me suis rendu auprès des communautés autochtones.  Certains sont affectés par des inondations. Ils sont attachés à leurs ressources. Le peuple autochtone demeure victime de la civilisation, de l’industrialisation et du racisme.  Il faut respecter la Convention des NU pour l’élimination de la discrimination raciale ; aider à la Prévention des Catastrophes. Le peuple autochtone dispose des connaissances traditionnelles. Il y a des lois. Leur droit à la sécurité alimentaire doit être reconnu. Il a droit à l’eau douce. Leur histoire doit être reconnue ».

 

Nicolas Hulot : «  Le peuple autochtone, est le peuple premier, l’histoire leur a bafoué plusieurs fois, c’est un du, c’est une condition à notre propre survie. La crise se fait sur leur dos. La conférence de paris ne sera qu’un mensonge, si on ne fait rien, pour lutter contre cette désertification. C’est une obligation pour notre sort. Nous ne sont pas plus universel qu’eux ».

Hindou Oumarou

Notre combat, c’est le droit à la terre. Nous sommes victimes du changement climatique.

Réduire les émissions de gaz carbonique toxique pour la santé. Nous avons besoin d'oxygène, respirer de l'air frai  quand nous marchons. Les Etats doivent s’engager davantage. Ne pas s’accaparer des terres.  Permettre notre adaptation. Permettre l’alimentation saine et  avoir de l’eau potable.
 
 
Thérèse Diatta Ngoboh