lundi 29 août 2011

Hymne aux cidres fruités et tendres


Soizic Chatelier nous présente un cidre Brut Morbihannais

Cidre Bio P'tit Fausset

Repas servi avec du cidre

Dessert qui s'accompagne avec du cidre
Le cidre, une boisson emblématique

Le cidre est la boisson emblématique de la Bretagne, connue et reconnue par tous. Elle est associée à une image d’authenticité de qualité. Les cidriers bretons fédérés au sein de l’association Cidricole Bretonne souhaitent continuer à donner à la filière un souffle nouveau. C’est ainsi qu’elle fait la promotion de son cidre au niveau de la production et sur le plan commercial.

Depuis 20 ans, la consommation du cidre s’est stabilisée et la filière se mobilise constamment pour augmenter le nombre des consommateurs. La recherche de qualité permanente, un produit amélioré et varié pour les chefs cuisiniers, démontrent un dynamisme notable et une innovation incessante désormais au service du cidre dont les facettes  méconnues.

Nous avons rencontré, le dégustateur Armel  Bureau, le Président de l’Association Cidricole Bretonne, Gilles Barbé et l’attachée de presse Soizic Chatelier autour d’un repas au restaurant la Pomze où les mets sont essentiellement accompagnés du cidre.
Armel Bureau nous a présenté quelques cidres :

Le Guillevic : cidre élaboré à partir d’une seule pomme, c’est un cidre tendre, délicat, acidulé et parfumé pour les « mises en appétit », peut se boire en apéritif.
Cidre du val de rance : des variétés de pommes à peaux plus structurées…Dans ce cidre, l’union des terroirs des producteurs de pommes y ont associé leur savoir faire, pour assurer une production de cidre de grande qualité.

Cidre du val de Rance : des variétés de pommes à peaux plus structurées…Dans ce cidre l’union des terroirs des producteurs de pommes qui ont associé leur savoir faire pour assurer une production de cidre de grande qualité.

Cidre Bio « Le P’tit Fausset » : un cidre élaboré entre Rance et le bassin de Rennes. Tendre trait d’union entre les diverses autres régions. Il est peu fruité, cidre acidulé.
Cidre Brut du Morbihan : ce cidre est tendrement charpenté avec des races de pommes qui apportent des tanins tendres et bien murs, tout en laissant s’exprimer des délicats aromes de fruit.

Cidre de Cornouaille : la pointe de Bretagne, balayée par les vents sur un terroir granitique, des pommes à la peau tannique affrontera les aléas du climat ! Un  cidre qu’on peut déguster avec plusieurs sortes de repas.

Cidre doux du Finistère : monsieur Armel Bureau nous explique : «  le cidre doux du Finistère est un cidre sensuel qui allie le charme du sucre et les arômes de pommes fraîches ».



Thérèse Diatta Ngoboh

mercredi 17 août 2011

Source Tangui, Cameroun










Sœur Ngeuwoue Henriette nous accueille  à Tangui, son village natal
Sœur Henriette à Tangui

Plantation non loin de chez sœur Henriette

Ce petit garçon vient de cueillir du cacao

Cette interwiew a été réalisée il y a deux ans au Cameroun
Sœur Ngeuwoue Henriette, missionnaire à Madagascar, était venue rendre visite à sa mère malade qui vit à Tangui.

Tangui est situé non loin du département de Moungo,  dans la province du litoral, à l’Ouest du Cameroun. Cette région de la montagne présente de hauts massifs comme le mont Cameroun. Les habitants de Tangui sont des producteurs, éleveurs et agriculteurs. Le village Tangui est bien desservi par un meilleur réseau routier. Sœur Henriette y a passé son enfance, y a fait ses études, et sa formation religieuse, ensuite on l’a envoyé en mission à Madagascar.

Comment avez-vous vécu les récentes émeutes à Madagascar ?
La congrégation (s.c.j : servantes du cœur de Jésus), dont je fais partie a aidé les victimes de ces émeutes en leur fournissant des vivres des vêtements et des soins.
Sœur Henriette nous a fait visiter quelques plantations aux alentours de Tangui y compris le potager de sa mère : « ici la terre est fertile, on peut tout planter, regardez les cacaoyers, le caféier, les arachides, les amandes, le maïs, les palmerais » explique t- elle, à côté, nous sommes allés voir comment on prépare l’huile de palme de façon traditionnelle…

Sœur Henriette, nous sommes dans le site où on produit de l’eau minérale Tangui ?

Sœur Henriette : nous pouvons nous y rendre, mais pour visiter le lieu d’installation des forages, il faut s’y prendre à l’avance afin d’obtenir l’autorisation.
Les riverains profitent-ils de l’eau de source Tangui ?
Pas du tout. L’eau minérale Tangui est produite uniquement pour être commercialisé. Si les riverains ont besoin d’eau, ils s’abonnent à une agence commerciale des sociétés des eaux du Cameroun. Ils peuvent aussi puiser de l’eau chez un voisin qui possède une fontaine, moyennant une petite somme d’argent. 
                                                                                                                                                    Comment voyez-vous l’avenir de Tangui, vous pensez que bientôt tous les citoyens auront accès à l’eau potable et à l’électricité ?

Selon quelques informations, tout le village Tangui sera alimenté en électricité,  en ce qui concerne l’eau potable, j’espère qu’il y aura de l’eau pour tous très prochainement.


Thérèse Diatta Ngoboh



vendredi 12 août 2011

Mystère à Kribi

Mon neveu Mystère. Oui, il s'appelle Mystère. Sa mère Jo-Jo habite Kribi, son papa est décédé l'année dernière. Sa mère que j'ai vue, tout récemment dit qu'il n'aime pas les études parce qu'il a raté  son baccalauréat.
J'ai répondu, qu'il réussira quand même un jour.
Mystère était content de venir avec moi, visiter la source Malobe et ses chutes d'eau à Kribi. Kribi est situé à 20km de Douala, une zone encore sauvage, où on peut retrouver le bien être, la fraîcheur, la paix, bien sûr pour se ressourcer. Près de la source Malobe, les pêcheurs font braiser du poisson, les langoustes et les crevettes. J'aime les manger avec les bananes plantains frites. Gare aux  calories ! Ce sont des plats très riches en vitamines et bien sûr font également grossir. Chaque fois que je me rends chez moi au Cameroun, je prends au moins 10 kilos. C'est difficile à perdre. Avec un peu d'activités physiques on les perd mais pas tout.

Cette année je n'ai pas vu Mystère, il aime la natation. Il venait souvent nager à la piscine chez nous à Douala.

Mon chère Mystère, mon cher Eyons, mon frère qui nous a quitté tout récemment, je vous promets que nous allons retrouver notre propriété à Douala et que les voleurs seront arrêtés par la police internationale.


Mon neveu Mystère sur les Chutes Malobe à Kribi
Thérèse Diatta Ngoboh







Expropriation et vandalisme, Douala-Cameroun

Makembe Bebey, avocat, député, complice de la société Schlumberger est mort.                                                                        Ils ont détruit notre villa familiale, dévasté la verdure du jardin : les bananiers, les cocotiers, les manguiers, ont bouché la piscine par des gravats. Lorsque j'ai demandé à Shlumberger de me régler au moins l'occupation du terrain, elle a prétendu qu'elle avait signé un bail locatif avec la société immobilière La Cote. Je reviens du Cameroun pour les obsèques de mon frère, Ekwe Eyondi Raymond, décédé le 11 juillet 2011, à l'hôpital Laquintinée, Douala par manque de soins et d'équipement. Schlumberger et Maersk ont quitté les lieux, mais ma famille et moi n'avons pas pu accéder à notre propriété. Une certaine veuve Makembe a fermé le portail. Actuellement, nous agissons pour l'ouverture du portail et de tous les appartements. 
Je mets en garde tous les vandales. Ils ont intérêt à ne plus s'approcher de notre propriété, autrement, je les fait arrêter par la police internationale pour vol aggravé de terrain, tentative d'expropriation et occupation illégale.
Notre locataire Italien qui occupe la maison voisine est forestier. Il vient d'abattre notre manguier de plus de 200 ans. Ce manguier avait tant d'histoires. Je me rappelle que j'aimais m'assoir sous ce manguier quand j'étais petite. Il va nous le rembourser. Ce manguier n'a pas de prix pour nous. Il a juste une valeur sentimentale. Je regrette qu'il existe encore des gens qui n'ont que du mépris pour les autres, ne respectent rien, n'ont aucune notion de savoir vivre ni le moindre égard pour la dignité humaine ou la nature.
Quelqu'un a détruit notre villa, a couvert la piscine de gravats et construit cet immeuble en complicité avec des sociétés multinationales
Pour moi ce sont des vandales.






Thérèse Diatta Ngoboh







mardi 9 août 2011

Champagne TAITTINGER


Champagne TAITTINGER


Entrée de la propriété Champagne TAITTINGER

Visite de la cave TAITTINGER à Reims

Champagne TITTINGER de père en fils

Grand père de Clovis TAITTINGER

Champagne avant la mise en bouteille finale

Vitalie TAITTINGER pose pour Champagne TAITTINGER

Plaque dans la cave TAITTINGER

Clovis TAITTINGER, Directeur d'exportation de la Maison TAITTINGER, nous reçoit

Clovis TAITTINGER présente la bouteille de collection, Champagne TAITTINGER dessinée par le Sénégalais Ousmane Sow

Exportation internationale, Champagne TAITTINGER

Note musicale comme la note de Champagne par  l'artiste Arman
Un nom, une famille depuis 1240


Cette année là, en 1240, Thibaud IV, Comte de Champagne, roi de Navarre et chansonnier, éperdument amoureux de sa tante, la Reine Blanche de Castille, s’en revient de croisade et ramène de Chypre, deux trésors : le premier, l’une des plus belles roses du monde, la Damascina. Le second, le plant de vigne ancêtre du cépage Chardonnay, qui allait sceller le destin de la maison TAITTINGER et signer l’élégance de ses vins.

En 1734, Jacques Fourneaux s’engage dans l’aventure du Champagne, alors que les abbayes bénédictines d’Hautvillers, Pierry, Verzy et Saint -Nicaise à Reims possèdent les plus beaux vignobles et vendent leurs premiers vins effervescents. Son fils, conseiller du Roi, effectue de nombreux voyages à l’étranger et réalise le développement de la société. L’entreprise Forest et Fourneaux prospère et s’installe dès 1918 dans la demeure des Comtes de Champagne où séjourna Thibaud IV. C’est alors que Pierre TAITTINGER prend le contrôle de cette maison. Son fils François, novateur et visionnaire, décide que Chardonnay sera le plant dominant de la marque, en parfaite harmonie avec le XXe siècle où hommes et femmes apprécient finesse, légèreté et élégance. C’est cette signature qui fait aujourd’hui, à travers le monde, la réputation d’excellence du Champagne TAITTINGER. Il définit le style et la signature de la marque TAITTINGER. François TAITTINGER meurt accidentellement en 1960, alors que sa maison de champagne est en pleine ascension. En 1960, son frère Claude TAITTINGER, prend en main le destin de la Maison jusqu’en 2006. En 2006, avec le soutien de ses frères et sœurs et de son père, Jean TAITTINGER, Pierre Emmanuel TAITTINGER, aujourd’hui président d’honneur, rachète et dirige le champagne qui porte son nom.

Entretien avec Clovis TAITTINGER, Fils de Pierre – Emmanuel TAITTINGER, Directeur à la direction de l’exportation de Champagne TAITTINGER dans le monde entier.
Clovis TAITTINGER, né en 1978 à Chamonix, fils aîné de Pierre -Emmanuel et Claire TAITTINGER, diplômé de DHEC et titulaire d’une licence d’histoire, il démarre sa carrière comme consultant, avant de développer sa propre activité dans l’immobilier et l’hôtellerie. En 2007, il rejoint à son tour la Maison de Champagne familiale, comme Directeur de  l’exportation internationale, Champagne TAITTINGER.

Nous sommes à la Maison TAITTINGER où Clovis TAITTINGER nous reçoit avec beaucoup de gentillesse. Il est très apprécié par ses employés qu’il aborde simplement.

Champagne TAITTINGER, c’est une grande maison familiale ?

Clovis TAITTINGER : exactement, nous travaillons en famille, mon père, ma sœur et moi. Nous sommes l’une des rares maisons de Champagne qui porte encore aujourd’hui le nom de leur propriétaire. Le nom TAITTINGER se réfère à un Champagne de luxe et par ce nom, notre crédibilité est mise en avant.

Vous avez combien d’employés ?
Nous avons 210 employés et faisons partie du 3e plus grand vignoble de Champagne. Nos salariés s’occupent de l’entretien des vignes. Il y a le secteur administratif et commercial.

Vous ressentez de la concurrence avec d’autres marques ?

C’est ce qui nous pousse à allez de l’avant.
Je m’occupe de la vente internationale, dont 70% de chiffre d’affaire en exportation. Nous exportons du Champagne TAITTINGER depuis 23 ans. Nous avons des clients Chiliens, allemands, hollandais.

Parlez-nous de vous

Chez les TAITTINGER, on ne dévoile pas de secret (rire). Ma sœur et moi avons été élevés par une nounou Camerounaise. Elle nous a inculqué les vraies valeurs de la vie. De l’humilité, du travail, du respect, la croyance religieuse pour mieux vivre en société.
Clovis TAITTINGER connaît  aussi l’équipe Camerounaise, les fameux Lions Indomptables, Roger Milla, Joseph Antoine Bell, ce sont des joueurs qui l’ont fascinés.

Vous exportez en Afrique ?

Nous distribuons du Champagne TAITTINGER partout en Afrique sauf au Cameroun, nous sommes à la recherche d’un représentant qualifié.

Qu’est ce qui constitue la qualité du Champagne ? Du rosé par exemple ?

La qualité du Champagne, c’est la matière première, le procédé de fabrication, la qualité de vieillissement, la promotion du produit. Tout cela rend la marque plus intéressante.
Exemple :
Cuvée Prestige Rosé. TAITTINGER Prestige Rosé, se distingue immédiatement par sa robe de couleur chatoyante et intense qu’elle doit au secret de son élaboration : un rosé d’assemblage, plus exigeant et onéreux à réaliser : ce sont 15%  vin rouge tranquille issu des meilleurs Pinots noir,( le vignoble est situé dans les grandes régions de la Champagne viticole entre la vallée de la Marne et la montagne de Reims) et ajouté à l’assemblage final qui donnent à cette cuvée son incomparable couleur, mais aussi sa vibrante intensité en bouche. La forte proportion de Chardonnay (30%) qui complète l’assemblage, apporte l’élégance et la délicatesse propres à la signature des Champagnes TAITTINGER. Le Campagne Rosé dégage un parfum des fruits rouges (framboise sauvage, cerise, cassis).

Comment ça se passe lors de la vendange ?
C’est une période de fête pour nous. On déguste, on discute et on travaille. Cette année, la vendange aura lieu en fin août. Janvier, février, mars, avril, mai, ces mois ont été pauvres en eau et riche en chaleur. Le printemps est arrivé très vite. Lors de la vendange, on recrute beaucoup de personnes. Les plants de vignes représentent 2880 km. Les vignes couvrent 288 hectares, répartis sur 34 crus différents, parmi les meilleurs de l’appellation Champagne. Le Champagne TAITTINGER est issu du cépage noble, le Chardonnay, le raisin le plus cher en Champagne.

La Maison TAITTINGER travaille avec des artistes connus ?

Nous avons une grande collection TAITINGER signée par de très grands artistes. Je vais vous présenter l’une de nos collections de Champagne signée et dessinée par le Sénégalais Ousmane Sow.

Faire du Champagne est un art, c’est pourquoi vous voyez dans cette salle un violon, l’œuvre du sculpteur Arman.



Thérèse Diatta Ngoboh






lundi 11 juillet 2011

Nancy, Capitale des Ducs de Lorraine et ses environs



A Nancy, Place Stanislas
A 1h30 de Paris par TGV, nous voilà à Nancy.

Fontaine, Place Stanislas

Collection Daume, musée des beaux-arts de Nancy

J.Gruber, vitrail dit de la salle (musée de l'école de Nancy)

Louis Marjorelle, ensemble de chambre (musée de l'école de Nancy)

Façade, musée de l'école de Nancy

Bar-le-Duc

Eglise Sainte Etienne avec la conférencière

Festival de rue (surprendre...Le singe descend-il de l'homme ? Mario promène son singe).

Madame Nelly Jacquet, maire de Bar-le-Duc au Festival de rue et de cirque (RenaissanceS 2011)

D’abord un petit parcours à Nancy, Joyau du siècle des lumières et berceau de l’art nouveau.

Nous arrivons à la place Stanislas, place de l’alliance, place de la Carrière où le guide nous fait un petit historique de la ville de Nancy :

«  Nancy Capitale des Ducs de Lorraine, est connue dans le monde entier pour son ensemble architectural XVIIIe siècle, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. La place Stanislas, entièrement  rénovée en 2004 pour son 250ème anniversaire, embellie et piétonne, est considérée comme l’une des plus belle place du monde. Mais plus encore qu’une ville d’art, Nancy est tournée vers la culture « vivante », avec un opéra national, un ballet, un orchestre symphonique et lyrique, un centre dramatique national, 6 musées dont l’étonnant musée de l’Ecole de Nancy, inclassable et unique… Nancy est une ville séduisante et dynamique au sein d’une agglomération de 20 communes en plein essor, et d’une aire urbaine de 460.000 habitants. Nancy, une ville verte qui investit  dans l’environnement durable, qui évolue en permanence : transports urbains, nouveaux quartiers rives de Meurthe, quartier gare au cœur de la ville : la ville vieille  d’époque médiévale et renaissance, blottie autour de la grande rue et du palais des Ducs de Lorraine, la ville neuve, dite de Charles III, construite à la fin du XVIe, au sud de la première.
 L’emblématique place Stanislas date du VIIIe siècle a été conçu par le beau père de Louis XV et dernier des Ducs de Loraine, Stanislas.

Les bâtiments Ecole de Nancy, construits entre 1880 et 1914…En se dirigeant vers le parc, on découvre de l’art nouveau et de l’art déco, des balcons, des grilles en fer forgé parfois doré ou en couleur.

Nancy, ville de l’art et de culture

Voilà pourquoi nous avons fait un petit détour au Musée des Beaux Arts de Nancy

La Collection Daum du Musée des beaux – arts de Nancy, à la place Stanislas, riche de plus de 600 pièces, est considérée, aussi bien par la communauté scientifique que par le public, comme la collection de référence. Cet ensemble d’une qualité esthétique et historique de premier plan, permet de présenter l’histoire de la manufacture depuis ses débuts dans les années 1880 jusqu’aux créations des années 1990.

Comment sont fabriquées de si belles pièces  en cristal ?
La réponse nous l’avons obtenu à la Cristallerie Daum. Un savoir-faire d’exception. La pâte de verre, une ancienne technique du verre qui remonte de 5.000 an avant Jesus Christ. Cette technique longtemps oubliée fut redécouverte par Daum en 1900, puis retravaillé en 1968. La pâte de verre est en réalité une pâte de cristal contenant près de 30% de plomb. La matière, pâte de verre naît à partir d’un cristal spécialement fabriqué dans des pots. «  Plusieurs facteurs influent sur le résultat final de la couleur », nous dévoile la responsable de l’atelier Daum, « il s’agit de la pesée des matériaux, les proportions des mélanges, les réactions chimiques de certains minéraux et métaux, la montée en température, ainsi que le refroidissement des fours. Grâce au procédé de fonderie de verre et moulage à cire perdue, mis au point par Daum, la reproduction de la pièce originale est parfaite et conforme aux désirs de l’artiste ».
De juin à septembre, un parcours Daum est proposé entre les cristalleries du même nom et le Musée des Beaux Arts, situé place Stanislas. Invitation à la découverte du cristal, de sa transformation, de ses artistes et des talents qui collaborent à la fabrication des pièces rares et précieuses.


Après la Cristallerie, on s’arrête au Musée de l’école de Nancy. A la fin du 19e siècle, Jean-Baptiste Eugène Corbin (1867-1952), fils du fondateur des magasins réunis, mécène et amateur d’art, devient propriétaire d’une demeure marquées par des lignes architecturales, art nouveau…En 1951-52, la ville de Nancy fait l’acquisition de cette propriété….Notre guide, Florence Dossemann, nous donne toutes les explications :
« A la croisée de l’art et de l’industrie, l’Ecole de Nancy, appelée également « Alliance provinciale des industries d’art », est officiellement fondée en 1901. Cette association qui a pour président Emile Gallé, allie maîtrise technique et artistique à la production de série. Envisageant le cadre de vie dans sa globalité, le mouvement investit tous les domaines de créations : l’architecture (Emile André ou Lucien Weissenburger), la verrerie (Emile Gallé ou les frères Daum), la peinture ou la reliure (Victor Prouvé ou Camille Martin), l’ébénisterie et la ferronnerie (Louis Marjorelle), ou encore, les vitraux (Jacques Gruber). Les formes fluides, en arabesque, de leurs œuvres sont caractéristiques de l’art nouveau ».

Le soir à la place Stanislas, nous avons assisté à un spectacle  animé en son et lumière. D’après le programme qu’on nous a donné  ce spectacle, de haute technologie, aura lieu jusqu’en septembre. Chaque soir  toutes les façades de la place  sont multicolores. Les images HD sont projetées sur les murs, accompagnés par la musique. C’est la cinquième édition de ce spectacle qui met à l’honneur le patrimoine architectural de Nancy.

Nancy est aussi une ville gourmande. Des spécialités ou produits locaux ont fait sa réputation…La bergamote et le macaron, la quiche et les mirabelles, mais il faut aussi goûter de nombreuses recettes régionales, à base de gibiers et de poisson d’eau douce…Une saveur inoubliable.

Deuxième étape : Bar-le-Duc

Bar-le-Duc, ville d’art et d’histoire. Préfecture de la Meuse, Bar-le-Duc se situe au sud du département et compte 16900 habitants appelés les barisiens. Elle bénéficie d’une situation européenne privilégiée : à 200 km de Paris et de l’Allemagne, et à 100km de la Belgique, du Luxembourg et des agglomérations régionales de Nancy et Metz.

Entourée de forêts, Bar-le-Duc est traversée par la rivière de l’Ornain et desservie par les lignes de chemin de fer, paris - Strasbourg, Paris – Metz et le canal de la Marne au Rhin. L’originalité de Bar-le-Duc, une partie de la ville se situe en haut et l’autre en bas. L’ensemble présente un paysage  vert,  naturel et d’une architecture pittoresque.
Bar-le-Duc, à la ville haute, en compagnie du guide conférencier, on se dirige vers l’Eglise Saint - Etienne. Elle nous donne quelques explications : « entre lignes gothiques et motifs renaissants, longue de 43 mètres, large de 20 et haute de 12 mètres, l’église Saint – Etienne, se présente aujourd’hui comme un édifice majeur de l’architecture de la fin du Moyen âge en Lorraine. Un style essentiellement gothique. L’église fut fondée en 1315. Quelques éléments sont inspirés de renaissance. Les dépouilles des Ducs de Bar ont été transférées dans cette église. Aujourd’hui, l’église Saint -Etienne est classée parmi les monuments historiques de France ». Sur le plan culturel, Bar-le-Duc développe des actions innovantes, comme RenaissanceS 2011, Festival de rue et de cirque, sur le thème de l’Utopie, du 1er au 3 juillet. Nous avons assisté à quelques scènes de rue en présence du maire de Bar-le-Duc, Nelly Jaquet. On ne pouvait pas quitter Bar-le-Duc sans assister au Théâtre ambulant au Parc de l’hôtel de ville, où la vieille Dame évoquait ses souvenirs en s’adressant au public et à son fils. Son fils en âge adulte avait lui aussi une histoire à raconter, celle d’un « oiseau africain » qui a grandi en Sibérie. Une pièce de théâtre assez comique, dédiée aux enfants et adultes.



Thérèse Diatta Ngoboh

dimanche 3 juillet 2011

Reims, son monument phare, la Cathédrale Notre Dame, son musée des beaux-arts, sans oublier son Champagne

Cathédrale Notre Dame de Reims, classé sur le site du patrimoine mondial de l'UNESCO
Madame Adeline Hazan, Maire de Reims, inaugure les vitraux d'Imi Knoebel
Vitraux, réalisation de Marc Chagall, il y a quarante ans. En l'an 2000, le ministère de la culture a fait une commande publique de vitraux qui venaient s'ajouter à ceux de Chagall et dont ceux d'Emi Knoebel, maître de l'abstrait et de la couleur.
Cathédrale notre Dame de Reims. Le 14 mai était dédié aux bâtisseurs : forgerons, tailleurs de pierre, charpentiers ou verriers. Une cathédrale, c'est aussi un chef d'œuvre de savoir-faire

Reims, son monument phare, la Cathédrale Notre - Dame, son musée des beaux- arts, sans oublier son Champagne


Alors que la ville de Reims venait de célébrer le 800ème anniversaire de la Cathédrale Notre Dame de Reims, en mai dernier, nous nous sommes rendu à Reims, un mois plus tard,  
nous avons été reçu par madame la maire Adeline Hazan, présidente de Reims Métropole et par Jacques  Cohen, adjoint à la maire, chargé du tourisme et des relations. Nous avons échangé quelques mots au salon Mars de l’hôtel de ville le temps de faire la présentation pour ensuite retrouver  l’équipe de la communication de la mairie qui nous a dirigé vers  leur guide qui répondait à nos questions pendant qu’on se dirigeait  à l’intérieur de la Cathédrale.
« La cathédrale notre Dame de Reims, est  l’une des réalisations majeures de l’art gothique en Europe », nous explique notre guide « le monument qui est un chef d’œuvre du XIIIe siècle, le symbole fort de l’histoire de France est unique par son style. La cathédrale est érigée entre 1211 et 1516 par une architecture riche et inédite. Jamais encore, des artistes n’étaient parvenus à donner autant de vie aux sculptures. Le célèbre Ange au Sourire, le saint - Joseph ou la servante deviennent des personnages à part entière, ils exposent l’édifice qui reflète 3 siècles d’influences et d’histoire médiévale. Notre-Dame de Reims est classée sur le site du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Notre dame dresse encore aujourd’hui sa silhouette monarchique grâce aux actions menées après la première guerre mondiale.

 Le statut sur la porte gauche de l’entrée de la Cathédrale, (l’Ange qui sourit) ressemble à la Joconde de Léonard de Vinci ?

Pas vraiment, nous répond le guide, c’est l’emblème de la ville de Reims…                                              Suite au Baptême de Clovis, à Reims, en 498, par Saint Rémi, de nombreux Rois de France ont été sacré à la Cathédrale Notre Dame de Reims à l’exception de Louis  VI, d’Henri IV et de Louis XVIII. La Cathédrale qui date de 1211.

La Cathédrale a-t-elle été détruite pendant la 1ère guerre mondiale ?

« 300 obus de 3 calibres de l’artillerie allemande sont tombés sur la Cathédrale, c’était en 1914,  ce qui a provoqué l’incendie. La destruction de la ville de Reims pendant la première guerre mondiale n’a pas épargné la cathédrale. C’est ainsi que la Cathédrale Notre Dame de Reims est devenu le symbole du martyr des villes de France pendant le conflit. La restauration de la cathédrale engagée par l’architecte Henri Deneux depuis 1915, se poursuit encore aujourd’hui ».
Nous entrons à l’intérieur de la cathédrale, contrairement  aux Cathédrales d’Europe, notre Dame de Reims, met en valeur  l’intérieur qui est décoré par des magnifiques vitraux illustrés par des écritures divines et les personnages, saints. Le vitrail médiéval a une double fonction, symbolique et didactique.
Nous avons continué notre visite au  Palais du Tau, il fait également parti du monument classé sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Etroitement lié à l’histoire de France, le palais du Tau, ancien palais de l’archevêque de Reims, reconstruit sous Louis XIV par Robert de Cotte pour Monseigneur Letellier, a conservé la chapelle platine du XIIIème siècle dont l’appellation correspond à sa forme en T (tau en grec) présente au public l’un des plus important trésor historique de France, le trésor de la Cathédrale, ainsi que les tentures murales, une tapisserie très ancienne de la cathédrale, elle représente la scène de la vie de la vierge. La sculpture médiévale y compris des statuts abîmés lors de la première guerre mondiale  déposés pour la restauration. Dans ce palais y ont résidé les Rois pour leur couronnement et c’est aussi de là que partait le cortège Royal et que se déroulait le fameux festin après le sacre dans la grande salle gothique, le Banquet du sacre. Nous avons parcouru presque toutes les salles du palais en Compagnie de l’administrateur, Aymeric Peniguet de Stoutz  qui nous a donné toutes ces explications. Parmi la plus  belle orfèvrerie,  qui constitue le trésor historique du Palais, on trouve le  fameux « calice » en or. Aymric nous explique qu’il servait à la communion des Rois de France lors du sacre. Le nouveau reliquaire créé par l’Orfèvre Cahier, à l’occasion du sacre de Charles X y est également exposé. On y trouve aussi les restes de la Sainte Ampoule, utilisés pour les sacres depuis le baptême de Clovis, les cadeaux des Rois de France à l’occasion de leur couronnement, le Talisman de Charlemagne...

A la veille de l’inauguration des vitraux d’Imi Knoebel, le 25 juin, l’équipe de communication de la mairie nous a emmené assister au spectacle, rêve de couleurs dédié aux 800 ans de la Cathédrale  de Reims, créé par Skertzo, metteur en scène des patrimoines. Une mise en scène exceptionnelle de la façade de la cathédrale, les images des danseurs, des acrobates se projettent autour de la Cathédrale multicolore, la cathédrale s’illumine, devient rose, bleue jaune, blanc. Le crayon de l’architecte en retrace le plan. Les couleurs des sacres, les ornements immenses sur la façade de la Cathédrale. C’est une mise en scène qui  dure 25 minutes, jouée et répétée deux fois, en soirée. En été le spectacle  commence à 23h, en septembre, il commence à 21h, ceci jusqu’au 23 octobre.

Le 25 juin 2011  une visite très rapide de la cave, Champagne Taittinger, suivi de l’inauguration des nouveaux vitraux de la Cahédrale de Reims,
 en présence de Monseigneur Thierry Jordan, Archevêque de Reims, Madame Adeline Hazan, Maire de Reims, monsieur Michel Guillot, Préfet de la Région Champagne-Ardenne.
La remarquable parure de verre installée aux XIIème et XIIIème siècles dans ce haut lieu de l’art gothique avait subi des destructions irrémédiables pendant la première guerre mondiale. En 1917, les bombardements redoublant, Jacques Simon, maître verrier de la ville,  à la demande du ministère des Beaux- Arts dépose une commande de six vitraux  pour les deux chapelles de la Cathédrales de Reims.
Extrait du discours de madame Adeline hazan, Maire de Reims : « Nous attendions tous cette inauguration avec plaisir. Voilà déjà plus d’un mois que nous fêtons le 800ème anniversaire de notre Cathédrale, ce joyau de notre territoire…Lorsqu’il y a été proposé voici trois ans à Imi Knoebel de concevoir les six vitraux destinés à deux chapelles du chœur de notre Cathédrale, c’était pour permettre à ce prestigieux patrimoine de continuer à briller…Je vois un magnifique symbole artistique, qui va rejoindre le chef d’œuvre de Marc Chagall de 1974…Tandis que le spectacle « rêve de couleurs » nous permet de parer l’extérieur de la Cathédrale de ses plus belles couleurs d’autrefois, les vitraux d’Imi Knoebel apportent pour leur part un nouveau regard en son sein…
Nous avons visité le  musée des beaux-arts de la ville de Reims
Fondée en 1794 à partir des saisies révolutionnaires, la collection du Musée fut placée à l’hôtel de ville. Durant le XIXème siècle, dons et legs de collectionneurs privés, dépôts de l’Etat et achats de la ville complétèrent progressivement ce fonds. La ville acquit  le palais abbatial du XVIIIème siècle, remanié au XIXe siècle. Le musée des Beaux-arts de Reims conserve une des plus prestigieuses collections des musées de France. Il illustre ainsi les plus grands mouvements artistiques du XVe au XXe siècle notamment, les peintures, les sculptures et aussi du mobilier et des objets d’art.

Thérèse Diatta Ngoboh